Rafael Nadal a eu chaud, voire même très chaud. Pour la première fois de la saison sur terre, l’Espagnol a réellement été bousculé, forcé par Ernests Gulbis à disputer un troisième set des plus indécis. Le numéro 3 mondial l’emporte finalement en trois manches (6÷4 3⁄6 6⁄4) et 2h47 minutes. Il affrontera demain David Ferrer pour tenter de remporter le 17ème Master 1000 de sa carrière.
Breaké d’entrée de match, Ernests Gulbis court après le score toute la première manche durant. Lorsque l’Espagnol sert pour le set, à 5–4, le Letton se procure plusieurs balles de break, en vain. Rafa mène une manche à rien.
Si Stanislas Wawrinka s’était complètement écroulé après la perte du premier set en quarts de finale, le Letton s’accroche, frappe plus fort et met de plus en plus de pression sur son adversaire. Au point de breaker l’Espagnol pour la toute première fois cette semaine. Dominant à l’échange, entreprenant, créatif, Gulbis gène considérablement Rafa qui raccourcit de plus en plus ses frappes et commet bon nombres de fautes inhabituelles, souvent pris par la vitesse de son adversaire. Et le tombeur de Federer tient, maintient cette pression, parvenant à contenir les assauts de l’Ibérique grâce notamment à son excellente qualité de première balle. Gulbis conserve son break jusqu’au bout et remporte sans sourciller la deuxième manche 6⁄3. C’est le premier set perdu par Rafael Nadal de la saison sur terre.
Dans l’ultime manche, la tension monte, la fatigue commence à se faire sentir mais les deux joueurs ne lâchent rien. A 3–2, Rafa réussit un excellent jeu de retour et se procure 3 balles de break. Mené 0–40, Gulbis sort 3 excellentes premières et revient à égalité. Cette grosse frayeur côté letton est malgré tout révélatrice des difficultés croissantes que rencontre le protégé d’Herman Gumy. Moins percutant sur ses attaques, auteur de quelques choix douteux (armoties vendangées par exemple), Gulbis faiblit. Au service pour rester dans le match à 5–4 contre lui, le Letton craque, et offre 3 balles de match à son adversaire. Rafa ne laisse pas passer l’occasion et l’emporte sur une dernière erreur de revers de son adversaire.
Si Nadal n’a certes pas eu à sauver de balles de match voire même à disputer un tie‐break décisif, il a pour la première fois de la saison sur terre été réellement bousculé. On l’a vu s’encourager particulièrement vigoureusement, on a vu Toni se lever… On a senti qu’il y avait danger. Tout le mérite revient à la bonne surprise de cette semaine, le Letton Ernests Gulbis, qui après une saison 2009 catastrophique, montre qu’il va sans doute falloir compter sur lui à l’avenir.
Publié le samedi 1 mai 2010 à 19:05



