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Le message de Medvedev à l’ATP après sa défaite contre Sinner : « Peut‐être que Jannik n’avait pas de crampes, je n’en sais rien, mais j’ai une solu­tion pour régler ce problème »

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« Quand on appelle le kiné pour des crampes, on n’a pas d’amende ? », a lancé Daniil Medvedev à l’arbitre lors de sa demi‐finale du Masters 1000 de Rome face à Jannik Sinner, après le temps mort médical pris par l’Italien.

Une remarque ironique du Russe, les crampes ne permet­tant norma­le­ment pas de béné­fi­cier d’une inter­ven­tion médi­cale sur le court, comme pour suggérer qu’il ne croyait pas vrai­ment à la nature du souci de son adversaire.

Interrogé sur le sujet en confé­rence de presse après sa défaite face au numéro 1 mondial (6−2, 5–7, 6–4), Medvedev a ensuite plaidé pour une évolu­tion du règlement.

Q. À l’Open d’Australie, Zverev s’est plaint du fait qu’Alcaraz puisse béné­fi­cier d’un temps mort médical alors qu’il avait des crampes. Contre Sinner, pensiez‐vous plus ou moins la même chose ? Comment pensez‐vous que ce problème puisse être résolu ? Pour un arbitre, il est impos­sible de dire si quel­qu’un a des crampes ou autre chose. Que feriez‐vous pour changer cette règle, si c’était possible ?

DANIIL MEDVEDEV : J’ai en réalité une solu­tion : auto­riser l’in­ter­ven­tion d’un kiné­si­thé­ra­peute, auto­riser un trai­te­ment médical pour des crampes. Autoriser l’intervention médi­cale, c’est-à-dire trois minutes de kiné­si­thé­rapie, en cas de crampes. Il n’y aurait alors aucun problème, car un joueur pour­rait dire : ‘J’ai des crampes, j’ai besoin d’un kiné­si­thé­ra­peute.’ Pour l’instant, ce n’est pas auto­risé. Je comprends tout à fait. Peut‐être que Sinner n’en avait pas, je n’en ai aucune idée. Mais si vous en avez, ce que vous faites, c’est que vous appelez un kiné et vous dites : ‘J’ai une petite douleur à la jambe.’ Je l’ai proba­ble­ment fait moi aussi au cours de ma carrière.

A propos de l’auteur

Baptiste Mulatier

Accro au sport depuis toujours, Baptiste Mulatier s’est natu­rel­le­ment tourné vers le jour­na­lisme pour raconter les histoires qui le font vibrer. Au fil de sa forma­tion, il a colla­boré avec plusieurs médias, parmi lesquels Le 10 Sport, La Provence, Sport Buzz Business ou encore Foot01, avant de rejoindre We Love Tennis en 2020. Cette même année, il couvre son premier Roland‐Garros, une édition très parti­cu­lière disputée à l’automne en raison de la pandémie. Une expé­rience fonda­trice, point de départ d’une belle aven­ture qui se pour­suit désor­mais depuis six ans.