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Nadal assure et rassure

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Un peu moins d’une semaine après sa décon­venue madri­lène, Rafael Nadal reprend ses bonnes habi­tudes – sur terre battue rouge cette fois – en s’im­po­sant face à Florian Mayer, 6–1 7–5, en 1h21. L’Espagnol s’est montré beau­coup plus à l’aise dans l’en­ceinte romaine et débute son tournoi de manière convaincante.

On avait quitté Rafael Nadal en colère du côté de Madrid, mena­çant d’en­lever le tournoi de son calen­drier 2013, on l’a retrouvé tout sourire au sortir de son entrée en lice à Rome. Sans trop savoir comment l’Espagnol se sentait psycho­lo­gi­que­ment, et face à un adver­saire invaincu (!) face au Majorquin, on s’at­ten­dait à un match plutôt serré. Et on avait partiel­le­ment raison. Dans le premier set, pour­tant, Nadal survole les débats, se montre agressif et n’a que très peu de déchet dans son jeu (seule­ment trois fautes directes). Mayer semble, de son côté, timoré et inca­pable de prendre véri­ta­ble­ment l’Espagnol de vitesse et perd la première manche 6–1.

Mais l’Allemand avait mis en diffi­culté Nadal l’année dernière, à Shangai. Tellement qu’il avait fini par l’emporter, 7–6 6–3. Et c’est bien ce qu’il a fait dans le second set. Avec son jeu atypique – montées impré­vi­sibles, amortis à gogo et revers « sautés » – il fait jeu égal avec son adver­saire pendant près d’une heure, jusqu’à concéder le break au plus mauvais moment, à 5–5. Cependant, malgré un match sérieux, Nadal n’est pas tota­le­ment serein. Alors qu’il sert pour le match, il se retrouve mené 0–30 à cause d’une double faute et d’un coup droit facile mis dans le filet. Mais, sur un dernier coup droit long de ligne dévas­ta­teur, le nouveau numéro 3 mondial l’emporte.

Ne se lais­sant pas décon­cen­trer par un fait de jeu plutôt éton­nant au milieu du deuxième set – une balle a glissé de la poche de Mayer durant un échange – Nadal montre qu’il compte bien être présent dans ce tournoi de Rome. En effet, il doit faire oublier son élimi­na­tion précoce à Madrid, la semaine dernière, mais aussi la finale de l’édi­tion 2011 perdue face à un Djokovic en état de grâce, mais sur les rotules après son combat de la veille face à Murray. Pour parvenir à ses fins, il lui faudra avant tout écarter son compa­triote Marcel Granollers en huitièmes de finale. Histoire de nous rassurer encore un peu plus.