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Séisme à Madrid, Djokovic terrasse Nadal

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La terre a tremblé dans la capi­tale espa­gnole, le numéro 1 mondial, Rafael Nadal, idole de tout un peuple, est tombé face à Novak Djokovic, le Serbe flam­boyant, le tout en deux petites manches (7−5, 6–4). C’est la première défaite pour Nadal sur terre battue depuis Mai 2009. Nole est lui toujours invaincu avec une série de 34 matches sans défaite, ça fait presque peur !

On vous avez dit en début de saison (NDLR : Relisez l’édito de Grand Chelem 22) que cette année allait être celle des super­la­tifs. Au vue du parcours de Novak Djokovic, cette prédic­tion est presque déjà réalisée. Tout de noir vêtu, le Serbe, sans jouer un tennis stra­to­sphé­rique, a dominé celui que l’on croyait invin­cible sur l’ocre. C’est sa troi­sième victoire de rang, sa troi­sième aussi lors d’une finale d’un Masters Série que le Serbe remporte face au numéro 1 mondial. 

D’emblée, Nole a pris les devant en faisant le break. Rejoint à 5 à 5 après avoir mené 5 à 2, il remet­tait une couche de coup droit haut sur le revers pour neutra­liser Rafa avant de l’as­sommer avec son revers en diago­nale. La première manche pliée, il concé­dait presque natu­rel­le­ment son service avant de recoller dans la foulée (1−1).

Jamais réel­le­ment en danger sur sa remise en jeu, il faisait donc la course en tête, atten­dant le moment propice pour planter une bande­rille, puis deux, puis trois. 5–4, 0–40, voila le Serbe tout proche du graal ‚un graal obtenu sur une faute de revers de Rafa, presque un symbole. 

Très peu domi­na­teur l’Espagnol a beau­coup regardé les marques et a manqué cruel­le­ment de jus et de puis­sance physique. Trop loin de la ligne de fond, il a réussi très rare­ment à déborder son adver­saire, et à ce niveau cela se paye souvent cash. Si j’étais lui, comme pour Nole d’ailleurs, je ferai l’im­passe à Rome pour être fin prêt pour une quin­zaine de feu du côté de la porte d’Auteuil.

A propos de l’auteur

Jérémy Alen

Journaliste / Rédacteur chez We Love Tennis.