Benoît Paire l’a fait ! Le Français a surclassé Marcel Granollers en quarts de finale, à Rome. Il s’impose 6–1 6–0, en 57 minutes. Et affrontera Roger Federer ou Jerzy Janowicz pour une place en finale.
« J’ai encore des progrès à faire, mais il ne faut pas griller les étapes, j’ai un quart de finale à jouer. » Alors que nous étions nombreux, hier, à nous emballer après la très belle victoire de Benoît Paire sur Juan Martin Del Potro, c’est l’intéressé lui‐même qui nous recadrait. Battre le septième joueur mondial constitue une performance exceptionnelle, certes. Se qualifier pour un quart de finale de Masters 1000 également. Mais confirmer 24 heures plus tard : voilà un challenge autrement plus délicat. D’autant plus quand on connaît les sautes de concentration du bonhomme.
« Ne pas griller les étapes »
Mais ces sautes de concentration, cette semaine, Benoît semble les éviter, une fois n’est pas coutume. Aujourd’hui, il portait le même masque de concentration qu’hier, tout en affichant une décontraction bluffante. Face à Marcel Granollers, il a, dans un premier temps, fait étalage de toute sa classe naturelle : des montées au filet bien sentie, des amorties travaillées et cette systématique efficacité en revers – Dieu, qu’il est beau ce revers ! Résultat : il inflige une véritable correction à un Espagnol complètement dépassé. 6–1.
La deuxième manche suit une veine similaire. Paire mène rapidement 4–0 et nous scotche, derrière nos écrans. Attention, néanmoins… Ses jeux de service deviennent un peu plus accrochés, il rate quelques coups droits faciles, il fait descendre l’arbitre une première fois. Malgré l’ampleur du score, on se prend à douter, car le Français nous a habitués à tous les scenarii. Mais non. Pas ce Paire‐là. Le gamin serre la vis et se reprend sur les points importants. Avant de conclure, comme un grand, 6–1 6–0 en moins d’une heure de jeu.
Comme hier, face à Del Potro, Benoît Paire a fait parler la poudre : 31 coups gagnants pour 19 fautes directes, avec environ 70% de points gagnés derrière son service et, bien entendu, aucun break, ni balle de break concédés. Mieux, il a su saisir sa chance en cherchant ses points au filet à plusieurs reprises. En témoignent ses 15 montées gagnantes sur 18 tentées. Alors, certes, en face, Marcel Granollers n’a pas vraiment brillé et peut regretter sa très faible qualité de service – 40% de points marqués derrière ses premières, 43% derrières ses secondes. Mais la faute n’en revient qu’à un homme : Su‐Paire Benoît.
Une démonstration de Paire
La dolce vita de Benoît Paire continue dans la capitale italienne. Le Français jouait certainement, aujourd’hui, son match le plus dangereux de la semaine : battre Del Potro, face à qui l’on est outsider, c’est une chose… Mais s’affirmer en patron, tout de suite après, contre un adversaire de même classement, c’en est une autre. Elle est là, sa plus grande victoire. Mieux, Benoît s’offre une 26ème place mondiale lundi prochain – et devient ainsi le numéro quatre tricolore. Et une demi‐finale en Masters 1000. Contre Roger Federer ? Peut‐être. Si tel est le cas, il n’aura rien à perdre.
Qu’il garde sous la main son costume tissé de concentration et de sérénité, c’est tout ce qu’on lui souhaite…
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Publié le vendredi 17 mai 2013 à 13:11



