AccueilATPATP - RomeUn Wawrinka de gala !

Un Wawrinka de gala !

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Quel match ! Loin d’être en confiance depuis plusieurs semaines, Stan Wawrinka a signé une grosse perfor­mance pour s’offrir Rafael Nadal. Le Vaudois l’emporte en deux manches, 7–6(7) 6–2, après 2h05 de jeu. Stan affron­tera son ami et compa­triote, Roger Federer, pour une place en finale. Du côté Rafa, le manque de confiance est criant à quelques jours de Roland‐Garros…

Entre deux joueurs qui ont alterné le bon et le moins bon depuis le début de la saison, cette affiche s’annonçait parti­cu­liè­re­ment ouverte. On n’a pas été déçu. Rafael Nadal avait pris un bon début en brea­kant d’entrée Stan Wawrinka. À la lutte, le Suisse reve­nait aussitôt (1–1). Les débats s’intensifiaient de plus en plus. Le Vaudois, pas réel­le­ment en réus­site au service dans ce premier set (seule­ment 46% de premières balles), cédait à nouveau sa mise en jeu à 3–3. Cette fois, Rafa n’allait pas craquer pensait‐on.

Un tie‐break fatal à Rafa…

Même s’il jouait plutôt bien, l’Espagnol remet­tait tota­le­ment dans la rencontre Stan en offrant presque le debreak avec quatre fautes en coup droit. Tout était à refaire encore une fois. L’issue de la première manche se jouait au tie‐break. À ce petit jeu, le Majorquin prenait les devants et menait rapi­de­ment 6–2. Moment choisi par le Vaudois pour complè­te­ment changer d’option. En étant beau­coup plus agressif et en venant surtout terminer les points au filet, le neuvième mondial sauvait quatre balles de set. Après un contre mons­trueux en coup droit pour se procurer sa deuxième balle de set, le protégé de Magnus Norman bouclait ce premier set 7–6 après 1h16 de jeu.

Le gain de ce jeu décisif libé­rait Stan Wawrinka. Le Suisse frap­pait fort avec son coup droit et mettait constam­ment sous pres­sion Rafa. Lui qui n’avait jamais gagné Rafael Nadal sur terre battue, ni même inscrit le moindre set, Stan Wawrinka a livré un match de haute volée pour se hisser en demi‐finale. Un dernier carré où il retrou­vera son ami et compa­triote, Roger Federer. Si Rafael Nadal n’a pas fait un mauvais match, son manque de confiance est criant sur les moments impor­tants. A quelque jours de Roland‐Garros, le nonuple vain­queur n’y arrive pas dans les meilleures conditions…