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Federer encore et toujours

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Il n’y a eu match que lors des trois premiers jeux de cette finale pour­tant allé­chante sur le papier. La faute à un Roger Federer quasi­ment injouable et à un Grigor Dimitrov proba­ble­ment handi­capé par une douleur au pied ou tout simple­ment dépassé psycho­lo­gi­que­ment face à son idole. Le score est sans appel, 6–2, 6–2 en 55 minutes de jeu. Federer remporte à Rotterdam le 97ème trophée de sa carrière, lui qui s’est fixé comme objectif d’at­teindre les 100 titres après avoir gagné 20 Grands Chelems et être rede­venu numéro 1 mondial à plus de 36 ans. Phénoménal.

Après trois premiers jeux de haute qualité et un Grigor Dimitrov qui menait 2 jeux à 1, le match a tout d’un coup tourné en faveur de Roger Federer. Ce dernier a pratiqué un tennis de très haut niveau et a fait plier le Bulgare en quelques coups de raquette de génie. Apparemment gêné par une douleur au pied, le numéro 5 mondial n’a pas pu défendre crâne­ment sa chance face à son idole de toujours. Suite à ces trois premiers jeux, il en a encaissé 7 d’af­filée ! Impossible de savoir pour le moment si Dimitrov était blessé avant le match ou non, quoi­qu’il en soit il a pris une nouvelle leçon de tennis par le maestro. Avec 83% de points remportés derrière sa première balle et 80% derrière sa deuxième, il ne pouvait pas arriver grand chose à l’homme qui vise désor­mais les 100 titres en carrière.

97ème titre !

Lorsque Roger Federer a demandé une invi­ta­tion pour le tournoi de Rotterdam, son inten­tion était claire. Redevenir numéro 1 mondial plus de cinq après. Pour cela il devait au moins atteindre le dernier carré sur cet ATP 500. Chose qu’il a réalisé sans grande diffi­culté malgré une petite alerte dans le premier set face à Robin Haase en quarts de finale. Comme libéré par cet objectif, le Suisse, pas en reste, a déclaré vouloir atteindre les 100 titres en carrière. En attei­gnant les 97 trophées à Rotterdam, il ne lui reste plus que trois titres à prendre avant, pour­quoi pas, de viser le record absolu de titre détenu par Jimmy Connors (109, sous l’ère Open). D’ici là, le Bâlois risque de bien fêter cela pendant une bonne partie des jours à venir. Et on peut dire que c’est mérité.