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    Djokovic, c’est grave docteur ?

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    Absent depuis la finale perdue de l’US Open, Novak Djokovic retrouve la compétition au Masters 1000 de Shanghai. Mais le numéro 1 mondial vit une période assez trouble. Un fait rare pour le Djoker…

    « Les trois derniers mois ont été marqués par des hauts et des bas mais d’une manière générale je n’ai pas réussi à trouver du plaisir sur le court, ce qui est ma motivation pour jouer au tennis. » Cette sortie de Novak Djokovic en conférence de presse ce dimanche à Shanghai ne trompe pas. Le numéro 1 mondial a perdu la flamme. Fini les records, le but est de retrouver ce « plaisir de jouer ». Des propos relativement similaires à ceux tenus à Belgrade où il avait confié ce malaise et une redéfinition de ses priorités. Justement, le Serbe s’en est expliqué lors de cette obligation médiatique : « Quand je dis que je ne suis plus intéressé par le fait de gagner et de soulever des trophées, cela ne veut pas dire que ça ne m’intéresse plus du tout. Bien sûr, je vais toujours faire de mon mieux pour gagner. Mais mes priorités pour le tennis, ma carrière et ma vie en générale sont différentes. Je ne sais pas ce que le futur me réserve. Ce n’est pas entre mes mains… la seule manière dont je peux prévoir l’avenir est de la créer. Je n’ai rien à perdre. Voilà mon état d’esprit. J’ai tout à gagner. »

    Roland Garros m’a tué ?

    Les paroles du Djoker peuvent surprendre tant il nous a habitué depuis son enfance à vouloir être le numéro 1, la légende de son sport. Alors d’où vient ce spleen ou ce burn-out ? Fin septembre à Belgrade où il se ressourçait et se remettait d’une blessure au coude qui l’a contraint à renoncer à Pékin, Djokovic n’a pas caché le poids du succès obtenu du côté de la Porte d’Auteuil en juin dernier. « Depuis que j’ai gagné à Paris, je ne prends plus vraiment beaucoup de plaisir sur le court que ce soit en match ou à l’entraînement. Sans doute parce que l’on m’imposait sans cesse des objectifs historiques. » Ne cherchez plus. Le seul Grand Chelem qui manquait à son palmarès et qui semblait le fuir l’a complètement vidé psychologiquement et émotionnellement.

    Son mur d’enfance en guise de pèlerinage

    Alors comment remédier à cela ? Entouré de sa femme et de ses proches, Novak Djokovic s’est rendu là où tout a commencé pour lui. Devant le mur de son enfance, celui de son premier club en Serbie, Nole a effectué une sorte de pèlerinage, lui qui n’était plus revenu sur ces lieux depuis 1998 et qui depuis a été détruit par la guerre. Un moyen de ne pas oublier ses racines et de se souvenir d’où il vient et de qui il est. À 29 ans, la période traversée par Novak Djokovic est un tournant de sa carrière. Finalement, il cherche à repousser la pression que lui impose son statut. Une réaction logique et humaine. À Shanghai, où il est tenant du titre, il sait qu’il sera scruté. Mais il voudra démontrer que ce nouvel état d’esprit peut lui permettre de mieux rebondir.

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