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Le témoi­gnage flip­pant de Terence Atmane après son abandon : « Je ne pouvais pas respirer. Il m’était impos­sible de me souvenir où j’étais et de dire quel jour de la semaine nous étions. Mon corps m’a envoyé un signal, le signal d’ar­rêter immédiatement »

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Tennis - Australian open 2024 -

Alors que les condi­tions de jeu à Shanghai sont très compli­quées avec des tempé­ra­tures dépas­sant les 30 degrés au coeur de la journée et un taux d’hu­mi­dité de 80%, certains orga­nismes sont en alerte. 

C’est notam­ment le cas du Français Terence Atmane, contraint d’aban­donner ce jeudi lors du premier tour à cause mani­fes­te­ment d’un gros coup de chaud. Le témoi­gnage posté sur son compte Instagram quelques heures après la rencontre fait un peu froid dans le dos, sans mauvais jeu de mot. 

« Aujourd’hui, après le premier point du match, mes deux mains trem­blaient. Je me suis dit : « Bon, je suis peut‐être plus stressé que d’ha­bi­tude… ». Après le deuxième jeu et une confor­table avance de 20, j’ai immé­dia­te­ment senti tout mon corps trem­bler et j’étouf­fais après chaque point. Au point que je ne pouvais prati­que­ment plus respirer et que j’avais très mal à la tête. J’avais l’im­pres­sion que quoi que je fasse, je ne pouvais tout simple­ment pas respirer… J’ai immé­dia­te­ment appelé le kiné­si­thé­ra­peute, mais aucun mot ne sortait de ma bouche. J’étais paniqué, je trem­blais. Il m’était impos­sible de me souvenir où j’étais. Il m’était impos­sible de vous dire quel jour de la semaine nous étions. Mon corps m’a envoyé un signal, le signal d’ar­rêter immé­dia­te­ment. Je suis encore confus quant à ce qui s’est passé aujourd’hui et je ne me souviens pas de grand‐chose. Le stress ther­mique auquel j’ai été confronté aujourd’hui aurait pu être pire que de perdre connais­sance pendant une heure et d’avoir des palpi­ta­tions cardiaques… Il est temps pour moi de prendre un peu de repos avant de me lancer dans les derniers tour­nois de la saison. »

A propos de l’auteur

Thomas S

Préférant sacri­fier des après‐midis dehors avec les copains pour suivre Roland‐Garros à la TV, Thomas a toujours eu le désir de vivre de sa passion. C’est par l’écri­ture et le jour­na­lisme qu’il concré­tise son rêve en inté­grant la rédac­tion de We Love Tennis en avril 2017 en tant que pigiste, avant de devenir rédac­teur en chef en août 2021. Une aven­ture vouée à se pour­suivre aussi long­temps que possible.