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Arthur Fils s’ex­plique enfin : « On a pris la déci­sion après ma défaite à l’US Open, six ou sept heures trop tard. J’ai quand même voulu relever ce défi mais j’étais très tendu »

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En raison d’un problème admi­nis­tratif, Arthur Fils n’avait pas pu s’ins­crire à temps pour le tableau prin­cipal de l’ATP 500 de Tokyo, qui se dérou­lera du 30 septembre au 7 octobre. 

Le numéro 1 fran­çais a donc décidé de passer par les quali­fi­ca­tions au Japon, où il s’en est extrait grâce à deux victoire en trois sets : d’abord contre le 103e joueur mondial, Martin Damm (2−6, 6–1, 6–1), puis contre le 71e joueur mondial, Kamil Majchrzak (6−2, 3–6, 6–1).

Devenu le premier joueur du top 10 depuis la créa­tion de l’ATP Tour à passer les quali­fi­ca­tions d’un tournoi sur le circuit prin­cipal, le 9e joueur mondial est revenu au micro de l’ATP sur les circons­tances de sa présence à Tokyo après sa victoire au premier tour contre Luca Van Assche (6−3, 6–2).

« On ne savait pas que j’allais jouer à Tokyo. C’était : ‘Oui, non, oui, non, on ne sait pas’. On a pris la déci­sion après ma défaite à l’US Open, mais c’était six ou sept heures trop tard [pour respecter la date limite d’inscription]. Alors on s’est dit : ‘Bon, si on veut jouer, il faut passer par les quali­fi­ca­tions’, et on s’est dit : ‘Allez, rele­vons ce défi’. Ce n’est pas facile, mais main­te­nant que je me suis qualifié, tout va bien. Je pense que ça a été l’un de mes défis les plus diffi­ciles cette année, pour être honnête. On arrive en tant que nouveau joueur du Top 10 et on se retrouve à disputer les quali­fi­ca­tions d’un tournoi 500, un tournoi que j’ai déjà remporté. J’étais donc très tendu, car d’une certaine manière, on ne peut pas se permettre de perdre. Quand j’ai affronté Martin, le premier set s’est déroulé très vite, en 20 minutes, sur le score de 6–2 en sa faveur. Je me suis dit : ‘Bon, je ne sais pas comment je vais m’en sortir, mais je dois trouver un moyen’. »

A propos de l’auteur

Baptiste Mulatier

Accro au sport depuis toujours, Baptiste Mulatier s’est natu­rel­le­ment tourné vers le jour­na­lisme pour raconter les histoires qui le font vibrer. Au fil de sa forma­tion, il a colla­boré avec plusieurs médias, parmi lesquels Le 10 Sport, La Provence, Sport Buzz Business ou encore Foot01, avant de rejoindre We Love Tennis en 2020. Cette même année, il couvre son premier Roland‐Garros, une édition très parti­cu­lière disputée à l’automne en raison de la pandémie. Une expé­rience fonda­trice, point de départ d’une belle aven­ture qui se pour­suit désor­mais depuis six ans.