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Washington lance les hostilités

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Fini la terre battue euro­péenne, fini le gazon britan­nique, place désor­mais au dur et au ciment Nord‐Américain. Washington ne sera que le prélude d’une tournée de plus d’un mois qui se conclura par le dernier Grand Chelem de l’année à New York (du 28 août au 10 septembre). Bien plus relevé que la saison dernière, le Citi Open nous offre un tableau allé­chant et servira de point de repère aux joueurs qui ont fait un break après Wimbledon. Pour Gaël Monfils, la défense de son titre acquis l’année dernière s’an­nonce diffi­cile mais pas impos­sible au regard de sa tournée 2016 impres­sion­nante. Présentation.

La Monf’ en défense

Il y a un an, Gaël Monfils rempor­tait à Washington son premier titre depuis Montpellier 2014 (le plus impor­tant puis­qu’il s’agit d’un ATP 500). Une déli­vrance pour le Parisien tant il a toujours eu du mal à s’im­poser lors d’un jour J. Pour preuve, ses 20 finales perdues et (seule­ment) ses 6 victoires, une malé­dic­tion qui le pour­suit encore cette année avec une défaite en finale du tournoi d’Eastbourne face à Djokovic. Mais l’heure n’est plus aux regrets mais à la défense de son titre et surtout de ses 500 points qui lui avaient notam­ment permis de parti­ciper au Masters de fin d’année. N’oublions pas que l’ac­tuel 16ème mondial avait très bien enchaîné après sa victoire dans la capi­tale améri­caine en faisant demi‐finale à Montréal et surtout à l’US Open où il s’in­clina les deux fois face à sa bête noire, Novak Djokovic. Une chose est sûre, c’est qu’a­près le forfait du Serbe pour le reste de la saison, le Français est certain de ne pas recroiser sa route cette année. Un obstacle en moins. Il faudra égale­ment surveiller de près Lucas Pouille, à l’aise sur toutes les surfaces. Le Nordiste n’avait pas parti­cipé au tournoi la saison dernière et arrive sans pres­sion quand on sait que ses gros points seront à défendre sur l’US Open où il avait atteint les quarts de finale en battant notam­ment Rafael Nadal après un match d’anthologie.

Un tableau relevé

Outre les Français, le Citi Open nous offre un tableau plus que compé­titif avec pas moins de 9 joueurs du top 20 présents dans la Capitale. Ainsi, on retrouve Dominic Thiem en tête de série numéro 1 suivi, dans l’ordre, par Kei Nishikori, Milos Raonic, Grigor Dimitrov et Alexander Zverev. Ce sera inté­res­sant de suivre le parcours de ce dernier depuis sa toute nouvelle colla­bo­ra­tion avec l’an­cien cham­pion espa­gnol, Juan Carlos Ferrero. Puisqu’on sait que les Américains sont toujours meilleurs sur leur sol, on n’ou­bliera pas de citer John Isner qui vient de gagner deux tour­nois d’af­filée (Newport et Atlanta) ou encore Jack Sock qui peut toujours se montrer redou­table après un tout début de saison réussi sur le dur austra­lien et à Delray Beach (où il avait dû déclarer forfait pour en finale face à Raonic). Les épou­van­tails du tournoi seront à n’en pas douter Nick Kyrgios (très en jambe sur les Masters de Miami et d’Indian Wells) et Juan Martin Del Potro, triple vain­queur de l’évé­ne­ment (2008, 2009 et 2013). On ne vous a pas menti, ce tournoi vaut la peine d’être suivi même s’il servira de rampe de lance­ment à ceux de Montréal et Cincinnati qui se joue­ront coup sur coup du 7 au 20 août.

A propos de l’auteur

Thomas S

Préférant sacri­fier des après‐midis dehors avec les copains pour suivre Roland‐Garros à la TV, Thomas a toujours eu le désir de vivre de sa passion. C’est par l’écri­ture et le jour­na­lisme qu’il concré­tise son rêve en inté­grant la rédac­tion de We Love Tennis en avril 2017 en tant que pigiste, avant de devenir rédac­teur en chef en août 2021. Une aven­ture vouée à se pour­suivre aussi long­temps que possible.