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Avant Federer et Wawrinka, les autres paires du Top 5

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Depuis ce lundi, Stanislas Wawrinka et Roger Federer représentent la Suisse dans le Top 5 du classement ATP. Un bel exploit de la part des hélvètes qui permettent à leur pays d’inscrire son nom dans l’histoire du tennis. Mais ils ne sont pas les seuls : avant eux, d’autres nations se sont payées le luxe d’envoyer une paire de joueurs dans le club des cinq. En voici quelques‐unes des plus belles.

Lundi matin, la Suisse devait avoir le sourire. Après l’ex­ploit de Stanislas Wawrinka à l’Open d’Australie, beau­coup voyaient en Stan’ le « succes­seur » de Roger Federer en tant que repré­sen­tant suisse du Top 5. C’était sans compter sur l’ap­pétit sans fin du Bâlois qui, à la faveur d’un début de saison canon, a réin­té­grer le gratin du tennis mondial cette semaine. Depuis la créa­tion du clas­se­ment ATP en 1973, d’autres diasporas se sont incrus­tées dans le Top 5…pour y rester plus ou moins longtemps. 

Stefan Edberg et Mats Wilander : la dernière heure suédoise

Le présent nous le fait souvent oublier, mais il fût un temps où la Suède domi­nait le tennis mondial. Après la machine Bjorn Borg, d’autres ressor­tis­sants suédois se sont hissés au sommet de la hiérar­chie. Parmi eux, deux des joueurs les plus élégants, discrets et fair‐play : Stefan Edberg et Mats Wilander. Entre décembre 1985 et août 1989, les deux blonds ont coha­bité 136 semaines au sein du Top 5 mondial. Wilander, doté d’une préco­cité affo­lante, enlève le titre à Roland Garros en 1982 à 17 ans et dis mois, deve­nant alors le plus jeune vain­queur du tournoi (record battu ensuite par Michael Chang).Défait en finale l’année suivante par Noah, il récu­père son bien en 85 en domi­nant Lendl en finale. Il est alors numéro deux mondial. La même année, Wilander croise la route de son compa­triote Edberg en finale à Melbourne (le tournoi se jouant alors sur gazon et en décembre), leur seul et unique affron­te­ment en finale d’un tournoi du Grand Chelem. Grand spécia­liste du service‐volée, Stefan Edberg l’emporte nette­ment 6–4 6–3 6–3 et s’offre son premier titre majeur. Peu après, il entre dans le Top 5 pour ne plus le quitter jusqu’en 1994, soit 385 semaines plus tard.

Pete Sampras et Andre Agassi : lutte pour la suprématie

Pete Sampras et Andre Agassi ou le duel complé­men­taire par excel­lence. D’un côté, l’un des meilleurs serveurs de l’his­toire. De l’autre, son équi­valent au retour. Un mélange qui donnait évidem­ment lieux à des confron­ta­tions mythiques qui ont long­temps rythmé les années 90. Si Agassi s’est installé 397 semaines durant dans le Top 5 (dont 101 en tant que numéro un), son homo­logue y a, lui, passé une centaine de semaines supplé­men­taire (dont 286 au sommet). L’une des plus belles dans l’his­toire de la balle jaune, leur riva­lité perdure aujourd’hui encore. Dernière preuve en date : à l’oc­ca­sion d’un match‐exhibition au profit des sinis­trés d’Haiti en mars 2010, la paire Sampras – Federer se frot­tait à Agassi et Nadal. Dotés de micro pour amuser la foule, les joueurs commencent à se char­rier mutuel­le­ment. Le grand Pete commence par imiter la démarche d’Agassi, réputé pour ses petits pas. Une plai­san­terie devant laquelle le Kid de Las Vegas rit jaune. Blessé par cette attaque, Agassi décide alors de pointer l’un des défauts de son rival : la radi­nerie. Andre se fouille alors les poches, jetant un froid sur le court et dans les gradins. Depuis, Agassi s’est fendu en excuse auprès de son compatriote. 

Alex Corretja et Carlos Moya : les pieds sur terre

Comme la majo­rité des Espagnols (et ça n’est pas un préjugé), Alex Corretja et Carlos Moya brillaient sur terre battue. Les deux Ibères ont passé 19 semaines ensemble au sein du Top 5. En septembre 1997, Carlos fait sa toute première appa­ri­tion dans le club des cinq et parvient même à occuper la première place mondiale pendant deux semaines en mars 99. Une juste récom­pense après son seul succès en tournoi du Grand Chelem à Roland Garros en 1998. Lors de la finale, Moya affronte son compa­triote Alex Corretja et s’im­pose en trois manches 6–3 7–5 6–3. Entre juillet 97 et mai 99, le Catalan Corretja campe pendant 25 semaines dans le Top 5. Double‐finaliste Porte d’Auteuil, il s’in­cline contre Gustavo Kuerten lors de sa deuxième finale.

Rafael Nadal et David Ferrer : dans l’ombre du géant

Rafael Nadal domine le tennis mondial depuis octobre dernier et ça ne semble pas prêt de s’ar­rêter. Rafa fait partie du Top 5 depuis… mai 2005. Une éter­nité. Mais dans l’ombre du Majorquin, un autre Espagnol joue de régu­la­rité depuis plus de deux ans main­te­nant : David Ferrer. A 31 ans, le Valencian fait partie du Top 5 depuis juin 2012. Aujourd’hui numéro quatre mondial, Ferrer continue de défendre crâne­ment sa place parmi l’élite. Eternel outsider dans le club fermé du Big Four, il a souvent été proche de performer sans jamais y parvenir réel­le­ment. Cinq fois en demi‐finales de tournoi du Grand Chelem et fina­liste l’an dernier à Roland Garros (contre Nadal), David a pour­tant tout d’un grand. Le physique, l’en­du­rance et le mental. Ce mental, il en aura d’ailleurs besoin pour lancer sa saison à Miami, lui qui a une finale à y défendre. Derrière son illustre compa­triote, Ferrer trace sa route et attend patiem­ment son heure. La juris­pru­dence Wawrinka est là pour l’empêcher de baisser les bras.

La raquette de Roger Federer, dispo­nible ici !

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