Benoît Maylin fata­liste pour Jannik Sinner : « Cette affaire va lui coller à la peau toute sa vie »

3149

Dans une chro­nique réalisée pour l’émis­sion « Sans Filet » de Winamax, le jour­na­liste Benoît Maylin a pris du recul et donné son avis sur l’af­faire Jannik Sinner. 

« L’affaire Sinner a fait l’effet d’une bombe. Le numéro 1 mondial s’est‐il dopé ? Pourquoi a‑t‐il fallu attendre 5 mois avant d’ap­prendre qu’il était contrôlé positif à deux reprises ? Comment se fait‐il qu’il n’ait pas été suspendu ? Pourquoi le puni‐t‐on quand même en lui enle­vant ses points et son prize money du tournoi d’Indian Wells où il a été contrôlé positif alors qu’un tribunal indé­pen­dant a jugé qu’il n’avait commis aucune faute ? Tout ça nous fait imaginer des magouilles, des arran­ge­ments, des protec­tions, des privi­lèges. Sauf que non. Toute cette affaire a été traitée dans les règles. Et la micro­sco­pique dose du produit interdit trouvée dans ses urines ne peut en rien être associé à du dopage, a d’abord déclaré Benoît Maylin. 

Mais la soudai­neté de l’an­nonce et l’opa­cité de ce dossier ne font que renforcer les doutes sur la réalité de la lutte anti­do­page. Dans une société en recherche de trans­pa­rence, ce silence de cinq mois fait auto­ma­ti­que­ment penser à un secret bien gardé. L’image est désas­treuse, et pour le tennis, et surtout pour Sinner que je pense inno­cent. Mais cette affaire va lui coller à la peau toute sa vie. »

A propos de l’auteur

Baptiste Mulatier

Accro au sport depuis toujours, Baptiste Mulatier s’est natu­rel­le­ment tourné vers le jour­na­lisme pour raconter les histoires qui le font vibrer. Au fil de sa forma­tion, il a colla­boré avec plusieurs médias, parmi lesquels Le 10 Sport, La Provence, Sport Buzz Business ou encore Foot01, avant de rejoindre We Love Tennis en 2020. Cette même année, il couvre son premier Roland‐Garros, une édition très parti­cu­lière disputée à l’automne en raison de la pandémie. Une expé­rience fonda­trice, point de départ d’une belle aven­ture qui se pour­suit désor­mais depuis six ans.