Benoît Maylin sur Alcaraz : « On se pose la ques­tion : est‐ce qu’il est fini ? Non. Mais il a un problème. Un gros problème »

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Quelques jours après avoir déclaré que Carlos Alcaraz était « très en retard sur Jannik Sinner », le jour­na­liste Benoît Maylin s’est inter­rogé sur la forme actuelle de l’Espagnol avec des termes assez forts. Une chro­nique partagée par l’émis­sion « Sans Filet » de Winamax.

« Où est Carlos Alcaraz ? Quel est son problème, sans rire ? Parce qu’il a disparu des radars. Depuis sa victoire à Wimbledon il y a sept mois, il n’a plus gagné un titre. Juste une finale qu’il a fini en pleurs contre Djokovic à Cincinnati. Que se passe‐t‐il ? Il brouillonne son tennis. Ferrero, son entraî­ne­ment omni­pré­sent, est parfois là, d’autres fois non. Il vient, il ne vient pas. Et il ne gagne même pas Buenos Aires sur sa terre battue là où il avait commencé l’année dernière son orgie de victoires en gagnant ensuite Indian Wells, Barcelone, Madrid et en restant invaincu sur gazon. Du coup, on se pose la ques­tion : est‐ce qu’il est fini ? Non, il n’est pas fini. Mais il a un problème. Un gros problème. A 20 ans, avec tous ses records de préco­cité, il a déjà tout gagné, des Grands Chelems, des Masters 1000. Il a même été numéro 1 mondial. Donc quelle est sa moti­va­tion pour gagner des petits tour­nois ? (…) Alcaraz se veut une carrière de légende et c’est ça son problème. La course à la légende, à l’his­toire. Est‐ce que ça peut lui nuire, le détruire ? »

A propos de l’auteur

Baptiste Mulatier

Accro au sport depuis toujours, Baptiste Mulatier s’est natu­rel­le­ment tourné vers le jour­na­lisme pour raconter les histoires qui le font vibrer. Au fil de sa forma­tion, il a colla­boré avec plusieurs médias, parmi lesquels Le 10 Sport, La Provence, Sport Buzz Business ou encore Foot01, avant de rejoindre We Love Tennis en 2020. Cette même année, il couvre son premier Roland‐Garros, une édition très parti­cu­lière disputée à l’automne en raison de la pandémie. Une expé­rience fonda­trice, point de départ d’une belle aven­ture qui se pour­suit désor­mais depuis six ans.