Benoît Maylin sur la sépa­ra­tion entre Alcaraz et Ferrero : « Quand Sinner s’est séparé de son premier coach après 7 ans de colla­bo­ra­tion, c’était sa déci­sion, pas celle de son agent ou de son papa… »

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Dans une chro­nique écrite pour l’émis­sion « Sans Filet » de Winamax, le jour­na­liste Benoît Maylin a partagé ses réflexions sur la fin de la colla­bo­ra­tion entre Carlos Alcaraz et Juan Carlos Ferrero. 

« On les croyait insé­pa­rables, unis à jamais. Mais l’argent en a décidé autre­ment parce que c’est une histoire de contrats, de très gros sous. En 2025, Alcaraz a gagné en tournoi quasi 19 millions de dollars et ses contrats de spon­so­ring sont estimés entre 32 et 35 millions de dollars. Du coup, ça négocie sévère. Et il y aurait eu un désac­cord profond entre les attentes de Ferrero pour 2026 et l’agent de Carlos et papa Alcaraz. Résultat, adios Juan Carlos, et Carlos, lui, là dans l’os, victime colla­té­rale de ces discus­sions comp­tables. Parce que oui, Alcaraz a été mis devant le fait accompli. Et c’est là tout le problème. Comment va‐t‐il digérer l’ab­sence de celui qui l’a guidé, façonné, depuis son adoles­cence ? Cela aura‐t‐il un impact sur son jeu, sur sa carrière ? À titre de compa­raison, Sinner aussi s’est séparé de son premier coach après 7 ans (Riccardo Piatti, en 2022, ndlr), mais c’était sa déci­sion, pas celle de son agent ou de son papa… »

A propos de l’auteur

Baptiste Mulatier

Accro au sport depuis toujours, Baptiste Mulatier s’est natu­rel­le­ment tourné vers le jour­na­lisme pour raconter les histoires qui le font vibrer. Au fil de sa forma­tion, il a colla­boré avec plusieurs médias, parmi lesquels Le 10 Sport, La Provence, Sport Buzz Business ou encore Foot01, avant de rejoindre We Love Tennis en 2020. Cette même année, il couvre son premier Roland‐Garros, une édition très parti­cu­lière disputée à l’automne en raison de la pandémie. Une expé­rience fonda­trice, point de départ d’une belle aven­ture qui se pour­suit désor­mais depuis six ans.