Bertolucci vole au secours de Sinner : « Il nous a fait gagner la Coupe Davis deux fois, ça suffit ! Maintenant, les médias vont recom­mencer avec les mêmes conne­ries : qu’il parle alle­mand, qu’il vit à Monte‐Carlo, qu’il a une Ferrari »

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Ancien 12e joueur mondial et désor­mais consul­tant pour plusieurs médias italiens, Paolo Bertolucci a tenu à défendre avec force Jannik Sinner, sous le feu des critiques en Italie après avoir décidé de ne pas parti­ciper aux phases finales de la Coupe Davis afin de se reposer.

Une réponse indi­recte à son illustre compa­triote, Nicola Pietrangeli, qui n’a pas épargné le 2e joueur mondial à propos de cette déci­sion.

« C’était déjà écrit, j’aurais été abso­lu­ment stupé­fait s’il avait joué. Le tennis, ce sont avant tout les Grands Chelems, point final. Ce n’est pas un foot­bal­leur lié à un club, c’est un profes­sionnel indé­pen­dant. Les gens pensent au maillot italien, mais dans le tennis, ce n’est pas comme ça. Où est la nouvelle sensa­tion­nelle ? Alcaraz n’a pas toujours joué non plus. C’est un profes­sionnel indé­pen­dant, il doit penser à sa carrière. Il nous a fait gagner la Coupe Davis deux fois, ça suffit ! Maintenant, ils vont recom­mencer avec les mêmes conne­ries : qu’il parle alle­mand, qu’il vit à Monte‐Carlo, qu’il a une Ferrari… Mais Jannik ne regarde pas les réseaux sociaux, il ne lit pas les jour­naux. Imaginez si les médias le font changer d’avis. Il a contribué à nous faire gagner deux fois, peut‐être qu’il rejouera dans quelques années. Maintenant, il est normal qu’il pense à sa carrière. »

A propos de l’auteur

Thomas S

Préférant sacri­fier des après‐midis dehors avec les copains pour suivre Roland‐Garros à la TV, Thomas a toujours eu le désir de vivre de sa passion. C’est par l’écri­ture et le jour­na­lisme qu’il concré­tise son rêve en inté­grant la rédac­tion de We Love Tennis en avril 2017 en tant que pigiste, avant de devenir rédac­teur en chef en août 2021. Une aven­ture vouée à se pour­suivre aussi long­temps que possible.