Boris Becker : « Certains diront que Federer, Nadal et Djokovic étaient telle­ment bons qu’ils faisaient paraître les autres joueurs moins bons qu’ils ne l’étaient. L’écart était énorme »

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Lors de sa grande inter­view accordée à El Mundo, au cours de laquelle il a évoqué les compa­rai­sons entre Carlos Alcaraz et Rafael Nadal, l’an­cien numéro 1 mondial Boris Becker a comparé son époque avec celle du Big 3. 

Question : « Ce furent des années fabu­leuses, où votre géné­ra­tion (Edberg, Wilander) a côtoyé la précé­dente (McEnroe, Lendl) et la suivante (Agassi, Sampras). Était‐ce l’âge d’or du tennis ? »

Boris Becker : « Je ne dirais pas cela par respect pour les autres, mais c’était certai­ne­ment l’une des meilleures périodes. Je pense que l’autre période qui me vient à l’es­prit est celle de Roger Federer, Novak Djokovic et Rafael Nadal. C’était la meilleure géné­ra­tion de l’his­toire car elle comp­tait les trois GOAT (grea­test of all time, les meilleurs de tous les temps), mais l’écart entre eux et les suivants était énorme, ils ne perdaient qu’entre eux. Nous étions dix au plus haut niveau. Certains diront aussi que ces trois‐là étaient telle­ment bons qu’ils faisaient paraître les autres moins bons qu’ils ne l’étaient [rires]. Quoi qu’il en soit, gagner un match de tennis est toujours diffi­cile. Extrêmement difficile. »

A propos de l’auteur

Baptiste Mulatier

Accro au sport depuis toujours, Baptiste Mulatier s’est natu­rel­le­ment tourné vers le jour­na­lisme pour raconter les histoires qui le font vibrer. Au fil de sa forma­tion, il a colla­boré avec plusieurs médias, parmi lesquels Le 10 Sport, La Provence, Sport Buzz Business ou encore Foot01, avant de rejoindre We Love Tennis en 2020. Cette même année, il couvre son premier Roland‐Garros, une édition très parti­cu­lière disputée à l’automne en raison de la pandémie. Une expé­rience fonda­trice, point de départ d’une belle aven­ture qui se pour­suit désor­mais depuis six ans.