Boris Becker prévient Zverev : « Il ne veut parler que de sujets avec lesquels il se sent à l’aise. Mais ça ne marche pas comme ça. Il ne peut pas faire comme si sa vie privée n’exis­tait pas »

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Deux jours après s’être fait remar­quer avec une sortie étrange concer­nant le passé d’Alexander Zverev, accusé par deux ex‐compagnes de violences conju­gales, Boris Becker a changé de braquet lors du dernier épisode du podcast qu’il anime aux côtés de sa compa­triote et ancienne joueuse, Andrea Petkovic.

L’ancien cham­pion alle­mand, égale­ment connu pour ses ennuis judi­ciaires qui lui ont valu un passage en prison, a exhorté Sascha à se livrer davan­tage, notam­ment concer­nant son passé. Et même s’il ne parle pas expli­ci­te­ment ses accu­sa­tions de violences, on comprend bien où Becker veut en venir. 

« La ques­tion sera la suivante : comment va‐t‐il gérer cela ? Va‐t‐il s’ou­vrir un peu et parler de ses passions, de ses goûts et de ses loisirs ? Ou veut‐il conti­nuer à être perçu unique­ment comme un joueur de tennis ? En tant que super­star – et c’est ce qu’est désor­mais Sascha Zverev dans le monde du tennis –, on ne peut pas faire comme si sa vie privée n’exis­tait pas. Tu dois t’y confronter, tu ne peux rien nier ni refuser. Il doit, à mon avis, gérer son passé diffé­rem­ment. Il ne veut parler que de sujets avec lesquels il se sent à l’aise. Mais ça ne marche pas comme ça, il est trop connu pour ça. C’est certai­ne­ment un père et un frère formi­dable, mais le public ne le sait pas. Il doit s’ouvrir davan­tage – alors, en Allemagne, il sera non seule­ment respecté, mais aussi aimé. Il est actuel­le­ment au sommet de l’Everest et doit saisir cette chance, car elle ne se repré­sen­tera peut‐être jamais. »

Pour rappel, le journal L’Équipe a volon­tai­re­ment choisi de ne pas mettre Zverev en une du quoti­dien le lende­main de son sacre à Roland‐Garros, ce qui a évidem­ment fait beau­coup réagir. 

A propos de l’auteur

Thomas S

Préférant sacri­fier des après‐midis dehors avec les copains pour suivre Roland‐Garros à la TV, Thomas a toujours eu le désir de vivre de sa passion. C’est par l’écri­ture et le jour­na­lisme qu’il concré­tise son rêve en inté­grant la rédac­tion de We Love Tennis en avril 2017 en tant que pigiste, avant de devenir rédac­teur en chef en août 2021. Une aven­ture vouée à se pour­suivre aussi long­temps que possible.