Bublik : « La plupart des joueurs du circuit sont des robots. Ce ne sont pas des humains et je n’ai rien à leur dire parce qu’ils n’ont tout simple­ment pas le temps pour aborder des sujets ordinaires »

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Connu pour son franc‐parler, Alexander Bublik n’a pas trahi sa répu­ta­tion dans une récente inter­view accordée à une chaîne YouTube.

Interrogé sur sa rela­tion avec ses collègues du circuit et notam­ment les meilleurs joueurs, le Kazakh a expliqué à quel point ils étaient différents. 

« Ce sont même des robots dans une certaine mesure. Dans ma concep­tion des humains, je ne peux pas les appeler humains. C’est‐à‐dire que ce sont des robots, concen­trés sur la victoire, concen­trés sur l’ac­com­plis­se­ment par tous les moyens néces­saires. Des robots qui utilisent leur propre orga­nisme et leur propre corps comme moyen d’atteindre cet objectif – quelles que soient les consé­quences. Et je suis obligé d’en­trer en contact avec eux, de riva­liser, et même d’es­sayer de les battre de temps en temps. Bien sûr, pour moi, ce ne sont pas des gens. C’est juste diffi­cile pour moi avec eux, je n’ai rien à leur dire – en fait, pas de sujets humains ordi­naires. Parce qu’ils n’ont tout simple­ment pas le temps pour cela. Je comprends que lorsque votre objectif est de gagner un Grand Chelem, vous n’avez pas le temps de socialiser. »

A propos de l’auteur

Thomas S

Préférant sacri­fier des après‐midis dehors avec les copains pour suivre Roland‐Garros à la TV, Thomas a toujours eu le désir de vivre de sa passion. C’est par l’écri­ture et le jour­na­lisme qu’il concré­tise son rêve en inté­grant la rédac­tion de We Love Tennis en avril 2017 en tant que pigiste, avant de devenir rédac­teur en chef en août 2021. Une aven­ture vouée à se pour­suivre aussi long­temps que possible.