Bublik retourne complè­te­ment sa veste sur la compé­ti­tion de Roger Federer : « Je n’ai pas peur de le dire, même si de nombreux fans vont m’ac­cuser de changer d’avis »

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« Bien sûr que la Laver Cup en est une exhi­bi­tion. Est‐ce qu’elle rapporte des points au clas­se­ment ? Non. C’est donc une exhi­bi­tion. Et je suppose qu’il faudrait que je sois sud‐américain ou nord‐américain pour y parti­ciper. Je pense que les capi­taines choi­sissent toujours ceux qui parlent anglais. Ils pensent que le ‘monde’ se résume à l’Amérique », lâchait amère­ment Alexander Bublik il y a quelques mois au sujet de la Laver Cup.

Sauf que depuis, de l’eau a coulé sous les ponts et le Kazakhstanais a surtout été appelé par le patron de la compé­ti­tion, Roger Federer, et le capi­taine de la Team World, Andre Agassi. 

Du coup, après avoir pris part à sa première édition, le week‐end dernier, à Londres, l’ac­tuel 20e mondial a reconnu avoir tota­le­ment changé d’avis lors de sa confé­rence de presse sur l’ATP 500 de Pékin. 

« L’expérience à la Laver Cup a été incroyable, c’était très diffé­rent de ce que j’avais vu à la télé­vi­sion. Quand on regarde les matchs à la télé, on se dit qu’il n’y a pas de points en jeu et que tout n’est qu’une démons­tra­tion, mais tout change quand on fait partie d’une équipe, avec toutes ces émotions liées à la victoire. Dès le premier jour, j’ai ressenti cette émotion, grâce à l’énergie d’Andre Agassi et du reste de la bande. On n’arrêtait pas de parler de la façon dont on allait gagner ceci ou cela. C’est une compé­ti­tion très sérieuse, je n’ai pas peur de le dire, même si de nombreux fans m’accusent d’avoir changé d’avis. Bien sûr, ça a un petit côté exhi­bi­tion, mais c’est une exhi­bi­tion très compé­ti­tive. C’est fou à quel point on est tous compé­ti­tifs là‐bas, on le voit à chaque fois qu’un des gars gagnait. En tant qu’expérience, c’est excep­tionnel, c’est un grand événe­ment, je trouve qu’ils font un excellent travail en termes d’organisation et de commu­ni­ca­tion avec les médias. »

A propos de l’auteur

Thomas S

Préférant sacri­fier des après‐midis dehors avec les copains pour suivre Roland‐Garros à la TV, Thomas a toujours eu le désir de vivre de sa passion. C’est par l’écri­ture et le jour­na­lisme qu’il concré­tise son rêve en inté­grant la rédac­tion de We Love Tennis en avril 2017 en tant que pigiste, avant de devenir rédac­teur en chef en août 2021. Une aven­ture vouée à se pour­suivre aussi long­temps que possible.