Calvin Hemery (194e), qui a déjà battu Joao Fonseca : « J’ai rare­ment vu ça. Je ne le vois que chez les tops players. Ça m’avait choqué »

3412

Actuellement classé 194e au clas­se­ment ATP, le Français Calvin Hemery est l’un des derniers joueurs à avoir battu Joao Fonseca, c’était le 15 novembre dernier, en demi‐finales du Challenger de Lyon. 

Depuis, la pépite brési­lienne s’est illustré en battant Andrey Rublev au premier tour de l’Open d’Australie avant de se quali­fier ce samedi pour sa toute première finale ATP à Buenos Aires. 

Interrogé au sujet de ce joueur dont tout le monde parle en raison de ses qualités évidentes, le Tricolore de 30 ans a fait part de ses impressions. 

« Alors, déjà, quand je l’ai joué, je me suis dit : ‘Lui, je pense qu’il va être top 20.’ Parce qu’il a une flui­dité dans ses mouve­ments, que ce soit au service, coup droit, revers… J’ai rare­ment vu ça. Je ne le vois que chez les tops players. Ça m’avait choqué. Maintenant, des failles, je dirais que, comme beau­coup de jeunes, ils veulent très vite faire le point. Des fois, ils peuvent manquer de patience. Mais j’ai trouvé que lui, malgré tout, en très peu de temps, il est devenu plus patient. Mais qu’il garde cette petite fougue, quand même, des jeunes. Il prend des risques à des moments où tu ne t’y attends pas. Et c’est ça aussi qui, parfois, fait la diffé­rence. Rublev à Melbourne a été surpris parce que Fonseca osait des coups que Rublev, lui‐même, n’au­rait pas osé. C’est fort parce qu’il arrive à prendre des risques et, aujourd’hui, à être constant. Et c’est pour ça qu’il gagne autant de matchs. »

A propos de l’auteur

Thomas S

Préférant sacri­fier des après‐midis dehors avec les copains pour suivre Roland‐Garros à la TV, Thomas a toujours eu le désir de vivre de sa passion. C’est par l’écri­ture et le jour­na­lisme qu’il concré­tise son rêve en inté­grant la rédac­tion de We Love Tennis en avril 2017 en tant que pigiste, avant de devenir rédac­teur en chef en août 2021. Une aven­ture vouée à se pour­suivre aussi long­temps que possible.