Carole Bouchard : « Si Federer, Nadal, Djokovic et Murray sont des joueurs à part, c’est qu’ils ne se sont jamais menti à eux‐même. Novak s’est adressé à la presse en ayant ni excuse ni pitié »

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Si Novak Djokovic a été tota­le­ment dominé par Carlos Alcaraz en finale de Wimbledon, le Serbe ne s’est pas caché en confé­rence de presse d’après match en faisant, d’une part, son auto­cri­tique puis en recon­nais­sant la supé­rio­rité de son adversaire.

Présente lors du passage de Novak face à la presse, notre consoeur Carole Bouchard a eu une réflexion parti­cu­liè­re­ment inté­res­sante sur ce qui faisait et fait la parti­cu­la­rité du Big 4. 

« Ce qui a égale­ment fait du Big 4 une ligue à part, c’est le fait qu’ils ne se sont jamais menti à eux‐mêmes. Djokovic vient devant la presse en disant : ‘Je ne suis pas au niveau d’Alcaraz en ce moment, il était meilleur dans tous les domaines, je vois que j’ai un demi‐pas de retard, je dois revenir à ce niveau.’ Ni excuse ni pitié. C’est pour­quoi ils ont continué à s’amé­liorer. Andy n’était pas là pour nier qu’il avait des problèmes avec son coup droit, ou Rafa avec son service, ou Roger avec son coup droit, ou Novak avec ses nerfs. Ils ont dit : ‘ok, ça craint et ils ont corrigé le problème. Aucune illusion. »

A propos de l’auteur

Thomas S

Préférant sacri­fier des après‐midis dehors avec les copains pour suivre Roland‐Garros à la TV, Thomas a toujours eu le désir de vivre de sa passion. C’est par l’écri­ture et le jour­na­lisme qu’il concré­tise son rêve en inté­grant la rédac­tion de We Love Tennis en avril 2017 en tant que pigiste, avant de devenir rédac­teur en chef en août 2021. Une aven­ture vouée à se pour­suivre aussi long­temps que possible.