Casper Ruud : « Si on regarde les statis­tiques globales de Federer, Nadal et Djokovic sur l’en­semble de leur carrière, on constate qu’ils ont remporté 53 ou 54 % des points de leur match. Cela montre à quel point le tennis est un sport serré »

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Qualifié pour les quarts de finale du Masters 1000 de Rome où il retrou­vera Karen Khachanov ce mercredi, Casper Ruud a été inter­rogé en confé­rence de presse sur la manière très parti­cu­lière de compter les points au tennis comparé à d’autres sports. 

Et de manière très perti­nente, le Norvégien a tenu à mettre en lumière l’im­por­tance des points déci­sifs au cours d’un match, rappe­lant que Roger Federer, Rafael Nadal et Novak Djokovic n’ont remporté que quelques points de plus que leur adver­saire au cours de leur carrière malgré leur immense domination. 

« Si l’on ne regarde que le score, par exemple la semaine dernière à Madrid contre Stefanos, le match était telle­ment serré, les trois sets étaient extrê­me­ment disputés. En quit­tant le court, j’ai constaté que j’avais remporté 15 points de plus que lui. C’est dire à quel point le match était serré. En réalité, je gagnais beau­coup plus de points que lui. Même si j’avais perdu le match, j’au­rais proba­ble­ment quand même fini par avoir plus de points que lui et perdre le match. Cela montre à quel point les petits détails et le fait de gagner les points impor­tants peuvent être cruciaux. Pour moi, de nombreux matchs sur le circuit ATP se jouent sur deux à six points déci­sifs. Si vous les remportez, vous pouvez prendre l’as­cen­dant. Sinon, la victoire peut être diffi­cile à obtenir. Si on regarde les statis­tiques globales des trois grands – Roger, Rafa et Novak – on constate qu’ils ont remporté à eux trois 53 ou 54 % des points en match sur l’en­semble de leur carrière. Alors qu’ils étaient tout simple­ment domi­nants. Cela montre à quel point c’est un sport serré. »

A propos de l’auteur

Thomas S

Préférant sacri­fier des après‐midis dehors avec les copains pour suivre Roland‐Garros à la TV, Thomas a toujours eu le désir de vivre de sa passion. C’est par l’écri­ture et le jour­na­lisme qu’il concré­tise son rêve en inté­grant la rédac­tion de We Love Tennis en avril 2017 en tant que pigiste, avant de devenir rédac­teur en chef en août 2021. Une aven­ture vouée à se pour­suivre aussi long­temps que possible.