« Cela fait trois ans qu’on nous explique qu’Arthur Fils est un phéno­mène mais il se blesse parfois en ouvrant le placard de sa cuisine »

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Et si le tennis fran­çais tenait en Arthur Fils le succes­seur tant attendu de Yannick Noah ? 

C’est la ques­tion à laquelle les chro­ni­queurs de l’émis­sion « Les Grandes Gueules du Sport » sur RMC Sport ont tenté de répondre. 

Si Alizé Cornet a fait part de son enthou­siasme à ce sujet, Simon Dutin a tenu à tempérer ses ardeurs avec une bonne dose de mauvaise foi. 

« Ce n’est pas parce que tu as envie de gagner que tu gagnes dans le sport. Je force un petit peu le trait mais je ne suis pas ennemi des intérêt du tennis fran­çais, je roule dans le trains des joueurs et des joueuses du tennis fran­çais et je me réjouis de leurs succès. Ils sont simple­ment trop rares à mes yeux. Je suis trop souvent déçu car on met la charrue avant les boeufs. Cela fait trois ans qu’on nous explique qu’Arthur Fils est un phéno­mène mais il se blesse parfois en ouvrant le placard de sa cuisine donc ça me dérange un peu lors­qu’on a un jeu aussi physique. Ce n’est pas que j’ai peur d’être déçu, c’est que j’en ai marre d’être déçu. Quand tu regardes le palmarès d’Arthur Fils, c’est d’avoir failli battre Alcaraz à Monte‐Carlo en 2025. C’est la plus belle ligne de son palmarès. Je suis en colère contre notre corpo­ra­tion qui n’a rien à se mettre sous la dent. Il manque du gras pour parler d’un phéno­mène. Sur Roland, je ne discute pas avant les quarts ! »

A propos de l’auteur

Thomas S

Préférant sacri­fier des après‐midis dehors avec les copains pour suivre Roland‐Garros à la TV, Thomas a toujours eu le désir de vivre de sa passion. C’est par l’écri­ture et le jour­na­lisme qu’il concré­tise son rêve en inté­grant la rédac­tion de We Love Tennis en avril 2017 en tant que pigiste, avant de devenir rédac­teur en chef en août 2021. Une aven­ture vouée à se pour­suivre aussi long­temps que possible.