Ceux‐là qui gagnent leurs finales…

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Petit point statis­tique avec le site de l’ATP. Ce dernier s’in­té­resse, aujourd’hui, aux joueurs qui ont le meilleur ratio victoires/défaites en finale des tour­nois, ces joueurs qui montent avec brio, plutôt que de la rater, la dernière et fati­dique marche de toute épreuve. Au jeu des joueurs en acti­vité, c’est une surprise qui mène le clas­se­ment : Nikolay Davydenko. Avec 21 titres en 27 tenta­tives, le Russe présente le meilleur ratio de ses petits copains de la cour de récré : 77,8%. Il devance Roger Federer et Andy Murray, pas mauvais à ce jeu‐là, avec 70% de victoires en finale (70−30 pour le premier, 21–9 pour le second). Rafael Nadal les talonne, avec 69,7% (46−20), devan­çant, un peu plus loin, Novak Djokovic, 66,7% (28−14). Soit stric­te­ment le même score que Lleyton Hewitt. 

Tous joueurs confondus, ex ou actuels, le clas­se­ment est dominé par Thomas Muster, avec 81,5% (44−10). Nikolay Davydenko, Thomas Enquist, Bjorn Borg et Pete Sampras complètent le top 5. Selon Ivan Lendl, ce qui fait la diffé­rence au moment de remporter l’ul­time rencontre, « c’est une combi­naison entre la confiance du joueur, sa force mentale, sa tech­nique, sa manière de ressentir le match et beau­coup d’autres choses ». Peut‐être, mais le type de tour­nois disputé joue pour beau­coup : quand seule­ment 28,5% des titres de Federer sont des ATP 250 et 10,8% pour Nadal, le ratio monte 70,4% pour le palmarès de Muster. Reste qu’un Gaël Monfils devrait s’en inspirer, lui qui n’a remporté que quatre des 15 finales jouées…

Le clas­se­ment complet ici !

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A propos de l’auteur

Rémi Cap‐Vert

Journaliste / Rédacteur chez We Love Tennis.