« Contrairement à l’époque de Federer, Nadal et Djokovic, qui battaient les autres avec une version infé­rieure, puis s’en­tre­tuaient, il semble que Sinner et Alcaraz aient besoin de leur version à 100% pour battre les autres dans les tour­nois au meilleur des trois manches », analyse José Moron

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Après la victoire du jeune Jakub Mensik (19 ans) contre Novak Djokovic en finale du Masters 1000 de Miami, le rédac­teur en chef du site espa­gnol Punto de Break, José Moron, a partagé une réflexion inté­res­sante sur le tennis actuel.

« Beaucoup de gens disent que le tennis est moins bon aujourd’hui, parce qu’il n’y a plus de domi­na­tion comme avant. Il semble aujourd’hui que n’im­porte qui (ou, au moins, une douzaine de joueurs) puisse gagner un Masters 1000, bien que les Grands Chelems semblent être le terri­toire de Sinner et Alcaraz, qui ont quelque chose de plus que les autres. Contrairement à l’époque de Federer, Nadal et Djokovic, qui battaient les autres avec une version infé­rieure, puis s’en­tre­tuaient, il semble que Sinner et Alcaraz aient égale­ment besoin de leur version à 100% pour battre l’autre, mais d’une version très proche de ces 100% pour battre les autres dans les tour­nois au meilleur des trois manches. Nous le consta­tons chez Carlitos, qui semble souf­frir le plus pour trouver sa meilleure version. Jannik lui ne descend guère en dessous de 90%. Aujourd’hui, le niveau moyen a beau­coup augmenté. C’est pour­quoi nous voyons tant de joueurs de haut niveau souf­frir dans les tour­nois importants. »

A propos de l’auteur

Baptiste Mulatier

Accro au sport depuis toujours, Baptiste Mulatier s’est natu­rel­le­ment tourné vers le jour­na­lisme pour raconter les histoires qui le font vibrer. Au fil de sa forma­tion, il a colla­boré avec plusieurs médias, parmi lesquels Le 10 Sport, La Provence, Sport Buzz Business ou encore Foot01, avant de rejoindre We Love Tennis en 2020. Cette même année, il couvre son premier Roland‐Garros, une édition très parti­cu­lière disputée à l’automne en raison de la pandémie. Une expé­rience fonda­trice, point de départ d’une belle aven­ture qui se pour­suit désor­mais depuis six ans.