Corrado Barazzutti, ex‐7e mondial, inter­pelle Jannik Sinner : « Pourquoi ce silence ? Il n’y a rien de mal à dire les choses au grand jour »

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Absent depuis son sacre à Wimbledon 12 juillet dernier, Jannik Sinner a d’ores et déjà déclaré forfait pour le Masters 1000 de Shanghai (7 au 18 octobre). 

Alors que le mystère grandit, et que l’inquiétude grimpe dans le même temps, le silence du numéro 1 mondial commence à frus­trer les fans et obser­va­teurs de l’autre côté des Alpes. 

L’ancien 7e joueur mondial et vain­queur de la Coupe Davis en 1976, Corrado Barazzutti, a fait passer un message à son compa­triote italien dans les colonnes de La Repubblica.

« Après avoir renoncé à Pékin, il était logique que Jannik fasse de même pour Shanghai. Il n’y a qu’une semaine entre les deux tour­nois : si tu n’es pas en forme, comment peux‐tu te remettre en si peu de temps ? S’il avait vrai­ment été dispo­nible pour Shanghai, il aurait utilisé Pékin comme étape de prépa­ra­tion. Non, je ne suis pas surpris. Mais un peu plus de trans­pa­rence dans la commu­ni­ca­tion, de la part de son équipe, serait préfé­rable. Tout ce silence : pour­quoi ? Il n’y a rien de mal à dire les choses au grand jour ; il suffi­rait qu’un médecin explique : ‘Il a tel problème physique, il devra suivre tel ou tel trai­te­ment, et il devrait faire son retour à une date raison­nable.’ Au lieu de cela, nous devons nous contenter de quelques publi­ca­tions sur les réseaux sociaux, de temps en temps. Entendons‐nous bien, je comprends très bien qu’il s’agisse d’un choix déli­béré et je ne le remets pas en cause : ils veulent protéger la vie privée du joueur. D’ailleurs, cela s’était un peu produit aussi avec Alcaraz : personne ne sait exac­te­ment ce qui lui est arrivé au poignet droit. Avec Sinner, ils ont été encore plus énig­ma­tiques : il n’y a rien de mal à cela, mais les gens finissent par spéculer. »

A propos de l’auteur

Baptiste Mulatier

Accro au sport depuis toujours, Baptiste Mulatier s’est natu­rel­le­ment tourné vers le jour­na­lisme pour raconter les histoires qui le font vibrer. Au fil de sa forma­tion, il a colla­boré avec plusieurs médias, parmi lesquels Le 10 Sport, La Provence, Sport Buzz Business ou encore Foot01, avant de rejoindre We Love Tennis en 2020. Cette même année, il couvre son premier Roland‐Garros, une édition très parti­cu­lière disputée à l’automne en raison de la pandémie. Une expé­rience fonda­trice, point de départ d’une belle aven­ture qui se pour­suit désor­mais depuis six ans.