Corretja : « Moya avait un coup droit incroyable, mais il lui manquait un peu de revers. Ferrero avait un rythme extra­or­di­naire, mais il lui manquait plus d’ha­bi­leté dans sa main. Au lieu de cela, Alcaraz a à peu près tout »

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Dans un entre­tien exclusif accordé à AS, Alex Corretja, qui commen­tera Roland‐Garros sur Eurosport, a abordé divers sujets, même si l’un d’entre eux revient souvent sur la table. 

Le phéno­mène Carlos Alcaraz impres­sionne toujours autant l’Espagnol, qui l’ima­gine encore faire de grandes choses s’il parvient à se ménager un peu.

« C’est ce qui le (Alcaraz) rend unique et dans le monde du tennis, il n’y a pas eu beau­coup de joueurs qui ont eu cette variété, parce qu’ils avaient une chose et manquaient d’une autre. Moya avait un coup droit incroyable, mais il lui manquait peut‐être un peu de revers. Ferrero avait un rythme de coup droit et de revers extra­or­di­naire, mais il lui manquait peut‐être plus d’ha­bi­leté dans sa main, à la volée, etc. Au lieu de cela, il a prati­que­ment tout ce qu’il faut. La seule chose qui lui manque parfois, c’est, comme il est très créatif, ce poil de constance un peu plus long­temps pour que, lors­qu’il joue contre des machines comme Sinner ou Zverev lui‐même, il puisse vrai­ment les supporter pendant un certain temps. Mais petit à petit, il devient de plus en plus régu­lier. C’est pour ça que je pense que son calen­drier est très impor­tant, parce que s’il arrive frais dans les événe­ments où il y a des moments impor­tants, je pense qu’il a beau­coup à gagner. Je pense que Carlos aujourd’hui, en jouant plus de 16 événe­ments par an ou 18, cela n’en vaut pas la peine. »

A propos de l’auteur

Aubane Meunier

Journaliste / Rédacteur chez We Love Tennis.