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Daniil Medvedev, attention talent prometteur

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Crédit photo : Tecnifibre

Vainqueur du Young Guns Contest orga­nisé par Tecnifibre, Daniil Medvedev est un nom à retenir. Âgé de 20 ans, le Russe a connu une ascen­sion fulgu­rante en 2016. Alors qu’il avait commencé la première semaine de janvier à la 329ème place mondiale, il a grimpé à la 98ème place. Avec lui, le tennis russe peut se remettre à rêver. Une très belle découverte.

Daniil, que signifie pour toi ce concours ?

Je dois dire que c’est un immense honneur d’avoir remporté ce concours. C’est une récom­pense qui compte de la part de Tecnifibre. La marque m’aide énor­mé­ment pour ma future carrière. Je leur en suis très reconnaissant. 

Le public fran­çais ne te connaît peut‐être pas encore alors c’est quoi la vie de Daniil Medvedev ?

Je fais pas mal de choses, comme quelqu’un de normal. J’aime aller au restau­rant avec mes amis, mais aussi lire ou regarder des films. J’aime jouer à la Playstation, sans doute un peu trop en ce moment (rires) ! Je n’ai pas vrai­ment un style de musique favori alors j’écoute un peu de tout. Mais en ce moment, mon artiste préféré est Marshmello.

Côté tennis, quel est ton point fort ?

Avant j’aurais dit le revers. Maintenant je pense pouvoir dire que ma plus grosse force est le retour.

Avais‐tu une idole quand tu étais plus jeune ?

Je n’ai pas vrai­ment eu une idole dans ma jeunesse. Mais quand j’avais six ou sept ans, Marat Safin jouait son meilleur tennis à cette époque. Il avait gagné l’Open d’Australie (en 2005). Je regar­dais les matchs, pas tous, mais les plus impor­tants ! J’adorais son jeu, comment il était sur le court. Le public l’aimait. Alors j’aimerais bien être comme lui.

As‐tu la même person­na­lité ? Es‐tu aussi fou sur le court ?

(Rire) Je ne connais pas sa réelle person­na­lité dans la vie de tous les jours, mais j’ai entendu des histoires et je ne pense pas avoir la même person­na­lité que Marat (sourire). Oui, par contre je peux être un peu fou. Marat l’était mais les gens l’aimaient. Parfois si vous l’êtes, les gens ne vous appré­cient pas forcé­ment. Alors si je le suis et que l’on m’aime ça me va, mais pour l’instant je travaille pour être plus calme (sourire).

Il me semble que tu t’entraînes en France, du côté de Cannes…

Effectivement, je m’entraîne à Cannes. A un moment, j’ai décidé de partir de Russie parce que c’était diffi­cile de conti­nuer à s’entraîner pour diffé­rentes raisons. Ma sœur était partie en France alors avec mes parents on a décidé de venir. Je suis dans un club où mes coaches sont Jean‐René Lisnard et Julien Jeanpierre.

Quand est‐ce que tu as commencé le tennis ?

J’ai commencé à jouer quand j’avais six ans. Ma mère me faisait faire plusieurs acti­vités que ce soit dans l’art ou les sports. J’ai aussi fait de la nata­tion. J’ai essayé tennis, j’étais plutôt bon et j’ai progressé étape par étape jusqu’à devenir professionnel.

As‐tu connu des moments difficiles ?

Il y a toujours des moments diffi­ciles. Mes parents ont toujours payé pour moi. Il y a eu des périodes déli­cates quand on était en Russie avec la crise. Mon père avait emprunté de l’argent pour que je parti­cipe à des tour­nois. En fait, c’est surtout la période juniors qui a été rude.

Avec Karen Khachanov ou Andrey Rublev, tu incarnes l’avenir du tennis russe…

Nous sommes tous heureux d’arriver sur le circuit profes­sionnel. On évoluait déjà ensemble chez les juniors. On veut réussir et devenir les meilleurs. C’est une saine émula­tion entre nous. On travaille tous très dur. C’est forcé­ment une excellent nouvelle pour le tennis russe de pour­voir s’appuyer sur des jeunes joueurs.

Tu as intégré le Top 100. Que souhaites‐tu pour 2017 ?

J’ai envie de dire que le prin­cipal objectif sera d’être Top 50. Si ce n’est pas le cas, je ne veux surtout pas sortir du Top 100. C’est essentiel.

Et ton rêve de carrière ?

Ça dépend, l’ambition la plus réaliste serait de dire Top 10. Après si on parle de rêve j’aimerais être numéro un mondial !

Propos recueillis à Londres

2016, une ascen­sion fulgurante…