AccueilATPDarcis, un belge qui a la frite

Darcis, un belge qui a la frite

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C’est un joueur méconnu du public fran­çais, mais qui méri­te­rait une plus grande recon­nais­sance, tant par son parcours que sa sympa­thie, que nous avons eu le plus grand plaisir de rencontrer.

C’est un peu le dernier de la bande. petit rappel pour les amné­siques : La Belgique, petit royaume de onze millions d’ha­bi­tants a compté ces dernières années parfois jusqu’à cinq joueurs dans le top 100 mondial. C’est un record pour nos amis wallons et flamands, sans parler des filles :  » C’est certain que avec des joueurs comme les frères Rochus, Vliegen, Malisse ou moi‐même, on a été gâtés ces ces derniers temps. Mais l’ex­ploit est d’au­tant plus remar­quable pour les Rochus ou Malisse, qui ont réussi d’in­té­grer les meilleurs mondiaux pendant plusieurs années consé­cu­tives ». Et les filles dans tout cela ? : « je pense que c’était très bien pour un petit pays comme la Belgique d’avoir Justine et Kim, toutes deux n°1 mondiales. Mais elles ont un peu caché les perfor­mances des garçons, qui étaient pour­tant excel­lentes ».

Pour ceux qui se sont inter­essés aux résul­tats de Steve Darcis, un premier élément frap­pant inter­pelle : Début 2007, le Belge est 485ème mondial, avant de finir l’année à la…86ème place du clas­se­ment ATP. De retour de plusieurs bles­sures qui ont freiné la progres­sion de l’es­poir belge, il avait remporté le tournoi d’Amersfoort, balayant sur son passage Marc Gicquel, Gilles Simon, et les russes Andreev et Youzhny :  » Je pense que ces bles­sures m’ont aidé. J’ai beau­coup progressé sur le plan mental, et comme je sais que j’ai un jeu assez solide, ça m’a appris que rien n’est perdu. Que jusqu’au dernier point, tout est jouable. »

Et c’est avec une grande fraî­cheur, beau­coup de simpli­cité et de joie d’être sur les courts que Steve nous confie son bonheur d’avoir battu Richard Gasquet : « C’est toujours très valo­ri­sant de battre un joueur du niveau de Richard. Même si je ne me le cache pas, il n’était pas dans une très grande forme. Mais c’est plai­sant, parce qu’a­près avoir été mené à chaque fois, j’ai pu revenir.  » Et le secret de cette réus­site réside dans un fait tout simple, qui peut être un frein pour d’autres joueuses ou joueurs : « Mon papa était là. C’est bizarre, parce qu’il me suit rare­ment sur le circuit, mais à chaque fois qu’il vient, je joue très bien. » Et quand on lui demande si on peut déjà aller écrire son nom sur le tableau, pour la finale de dimanche, il se marre :  » C’est très drôle ça. C’est vrai que j’ai gagné deux grands prix dans ma carrière, plus une autre finale. Toutes les autres fois, je n’ai pas passé le second tour. Alors quand je passe le second tour, je vais toujours en finale. »

Julien Benneteau est prévenu !

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