Vainqueur à Hambourg de son premier tournoi de la saison, Nikolay Davydenko était venu en Allemagne pour accumuler les kilomètres, lui qui n’a repris réellement la compétition qu’à partir de Monte Carlo. Oublié de certains, il a rappelé au monde du tennis qu’il était un joueur des plus dangereux du circuit, à quelques jours du Masters 1000 de Montréal.
Le stakhanoviste du tennis mondial est de retour. Habitué à enchaîner les matchs, parfois mal, souvent bien, Nikolay Davydenko a ouvert son compteur de tournoi cette saison. Absent en Australie et lors de la tournée nord‐américain en début d’année, le Russe s’était contenté des tournois de Chenaï et de Rotterdam avant la saison sur terre battue. Quart de finaliste à Roland Garros après avoir fessé Fernando Verdasco, l’ancien numéro 3 mondial n’a fait de sa blessure au talon gauche qu’un mauvais souvenir. La joie affichée lors de son succès à Hambourg en battant Paul‐Henri Mathieu en finale, lui d’habitude si sobre, montre combien ce succès compte pour lui.
Victorieux de 15 tournois, dont 8 terre battue, l’ancien numéro 3 mondial n’a pas encore passé le pas lors des grands événements. Si son succès majeur demeure sa victoire à Miami l’an dernier, l’homme de Volgograd n’a jamais dépassé les demi‐finales en Grand Chelem, stade qu’il a atteint à quatre reprises, deux fois à Roland Garros et deux fois à l’US Open, où il fut trois fois battu par Roger Federer. Finaliste au Masters l’an passé, Davydenko arrive dans cette deuxième partie de saison plus frais que les autres années, avec une envie renouvelée. Souffrant d’un manque de notoriété, à la fois par son caractère peu expressif, et par son palmarès encore vierge de titres majeurs, le Russe n’en reste pas moins l’un des joueurs les plus réguliers et les plus efficaces des dernières années. Il a fini quatre années de suite dans le top 5 mondial, de 2005 à 2008. Une performance réalisée par deux autres joueurs, Roger Federer et Rafael Nadal. De quoi vous classer un homme.
Déjà vainqueur de Nadal (2−4 dans leur tête‐à‐tête), Murray (4−4) et Djokovic (1−2), mais capot contre Federer, Davydenko sait se hisser, temporairement, au niveau des meilleurs. De retour dans le top 10 et sur le ciment américain, une surface qui lui réussit, le Russe sera l’un des grands outsiders de cet été.
Publié le dimanche 26 juillet 2009 à 18:33



