Delgado, coach de Draper : « Les adver­saires de Federer, Nadal et Djokovic repré­sen­taient une plus grande menace que ceux d’Alcaraz et Sinner »

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Alors que le média Univers Tennis deman­dait il y a quelques mois à Jo‐Wilfried Tsonga si Alcaraz était plus fort que Federer, Nadal et Djokovic, le Français avait donné une réponse contro­versée : « On ne sait pas trop mais j’aurais aimé le voir gagner Roland‐Garros en battant Del Potro au 3e tour, Murray en huitièmes, Novak en quarts, Roger en demies et Rafa en finale. »

Patrick Mouratoglou avait alors commenté cette décla­ra­tion en glis­sant un tacle à son compa­triote : « Désolé Jo, mais je ne pense pas que tu aurais battu régu­liè­re­ment Draper, Rune, De Minaur, Fritz, Shelton ou Auger‐Aliassime. Dire qu’Alcaraz et Sinner dominent autant car leurs adver­saires sont plus faibles que ceux de Federer, Nadal et Djokovic leur enlève le crédit qu’ils méritent », en rajou­tant même en commen­taire : « le prime de Jo a duré seule­ment une saison. »

Dans le dernier épisode du podcast de Greg Rusedski, dont les propos sont relayés par Tennis365, l’an­cien coach d’Andy Murray, Grigor Dimitrov, et actuel entraî­neur de Jack Draper, Jamie Delgado, est plutôt allé dans le sens de Tsonga.

« Jannik et Carlos sont des joueurs incroyables et je pense qu’ils pour­raient certai­ne­ment riva­liser avec les quatre grands. Je pense néan­moins qu’il y a dix ans environ, le niveau était un peu élevé. Il y avait des joueurs comme Del Potro, Stan Wawrinka, Thomas Berdych. Je pense que ces joueurs repré­sen­taient une plus grande menace pour les quatre meilleurs que certains joueurs actuels. Il y a quelques années, j’avais l’im­pres­sion que les 10 ou 15 meilleurs joueurs étaient plus forts qu’au­jourd’hui. Mais je pense que le niveau général du circuit s’est amélioré. Un joueur classé 30e, 40e ou 50e au niveau mondial est meilleur aujourd’hui. Chaque match est très diffi­cile dès le premier tour. Je ne sais pas si, il y a 10 ou 15 ans, le premier tour était parfois un peu plus facile pour les meilleurs joueurs. Je pense donc qu’il faut être à fond dès les premiers tours. Cela ne fait aucun doute. Mais en quarts et en demi‐finales, je pense qu’il y avait plus de danger et un peu plus de qualité avant. »

A propos de l’auteur

Baptiste Mulatier

Accro au sport depuis toujours, Baptiste Mulatier s’est natu­rel­le­ment tourné vers le jour­na­lisme pour raconter les histoires qui le font vibrer. Au fil de sa forma­tion, il a colla­boré avec plusieurs médias, parmi lesquels Le 10 Sport, La Provence, Sport Buzz Business ou encore Foot01, avant de rejoindre We Love Tennis en 2020. Cette même année, il couvre son premier Roland‐Garros, une édition très parti­cu­lière disputée à l’automne en raison de la pandémie. Une expé­rience fonda­trice, point de départ d’une belle aven­ture qui se pour­suit désor­mais depuis six ans.