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Djokovic : « Dois‐je être blâmé à tout jamais pour avoir fait une erreur ? »

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Novak Djokovic a accordé un long entre­tien au New York Times suite à son arrivée dans la Big Apple. Le Serbe a loué une maison près de New York nichée au milieu des arbres et loin de l’agitation. « Avec les arbres et la séré­nité, être dans ce genre d’environnement est une béné­dic­tion, a confié le numéro 1 mondial. Et j’en suis recon­nais­sant car j’ai vu l’hôtel où la majo­rité des joueurs sont logés. Je ne veux pas paraître arro­gant ou quoi que ce soit de ce genre et je sais que l’USTA a fait de son mieux pour fournir un héber­ge­ment et tout orga­niser afin que les joueurs puissent concourir et venir ici, mais c’est diffi­cile pour la plupart des joueurs de ne pas pouvoir ouvrir leur fenêtre et être dans une petite chambre d’un hôtel. »

Le Djoker n’a pas échappé à la ques­tion concer­nant le fiasco de l’Adria Tour où il a contracté le Covid‐19 comme d’autres joueurs. « Nous avons essayé de faire quelque chose avec de bonnes inten­tions, a insisté le numéro 1 mondial. Oui, il y avait certaines étapes qui auraient pu être faites diffé­rem­ment, mais dois‐je être blâmé à tout jamais pour avoir fait une erreur ? Je veux dire, si c’est le cas, alors je l’accepterai. Que ce soit juste ou non, dites‐le moi, mais je sais que les inten­tions étaient justes et correctes et si j’avais la chance de refaire l’Adria Tour, je le ferais. »

« C’est comme une chasse aux sorcières. Comment pouvez‐vous blâmer un indi­vidu pour tout ? »

Lorsque le Serbe est inter­rogé sur les images de la boite de nuit, il comprend que la scène a pu choquer. Mais sur le fond, il reste fidèle à son point de vue : « Je suis d’accord que les choses auraient pu être faites diffé­rem­ment dans la boite de nuit. Les spon­sors ont orga­nisé ça, ils ont invité les joueurs. Nous nous sommes sentis à l’aise. Tout le monde était vrai­ment heureux et joyeux. Nous avons fait tout ce qu’ils nous ont demandé de faire et nous avons suivi les règles dès le premier jour. Quand quelqu’un d’Australie ou d’Amérique regarde ce qui se passe en Serbie, il se dit : « Oh mon Dieu, mais vous êtes fous ? Que font ces gens ? » Donc je comprends vrai­ment ce point de vue. Je ne pense pas avoir fait quoi que ce soit de mal pour être honnête. Je suis désolé pour les personnes qui ont été infec­tées. Est‐ce que je me sens coupable des infec­tions en Serbie, en Croatie et dans la région ? Bien sûr que non. C’est comme une chasse aux sorcières. Comment pouvez‐vous blâmer un indi­vidu pour tout ? »