Djokovic se livre comme jamais sur sa retraite : « Pour être honnête, je suis un peu divisé. Il y a toujours une partie de moi qui adore le tennis, qui a consacré toute sa vie à ce sport et qui veut conti­nuer. Mais d’un autre côté, je suis le père de deux enfants et chaque fois que je voyage pour une période prolongée, cela me brise le cœur »

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Lors d’un entre­tien inédit avec Jim Courier, orga­nisé par le média serbe Sportklub, sorti quelques jours avant le début de l’Open d’Australie où il visera un 25e titre du Grand Chelem, Novak Djokovic avoue se poser beau­coup de ques­tions sur la suite et la fin de sa carrière. 

« Pour être honnête, je suis un peu divisé [sur le moment où il faut arrêter et où il faut jouer]. Il y a toujours une partie de moi qui est un jeune garçon qui adore le tennis, qui ne connaît que le tennis et qui a consacré toute sa vie au tennis, et ce garçon veut conti­nuer. Et puis, d’un autre côté, je suis le père de deux enfants, et je suis loin de ma famille, et chaque fois que je voyage pour une période prolongée, cela me brise le cœur. Je suis donc toujours en train de me demander combien de temps je dois jouer, combien de tour­nois je dois disputer, si cela en vaut la peine. J’ai toujours faim, je veux toujours concourir, je peux encore courir pendant des heures, heureu­se­ment, mais c’est plus un aspect émotionnel. C’est plus une ques­tion de prio­rité. Le tennis a été la prio­rité pendant 30 ans, et je ne veux pas manquer trop de moments avec mes enfants »

A propos de l’auteur

Baptiste Mulatier

Accro au sport depuis toujours, Baptiste Mulatier s’est natu­rel­le­ment tourné vers le jour­na­lisme pour raconter les histoires qui le font vibrer. Au fil de sa forma­tion, il a colla­boré avec plusieurs médias, parmi lesquels Le 10 Sport, La Provence, Sport Buzz Business ou encore Foot01, avant de rejoindre We Love Tennis en 2020. Cette même année, il couvre son premier Roland‐Garros, une édition très parti­cu­lière disputée à l’automne en raison de la pandémie. Une expé­rience fonda­trice, point de départ d’une belle aven­ture qui se pour­suit désor­mais depuis six ans.