Docteur De Mondenard, spécia­liste du dopage : « L’AMA et ses labos ne peuvent affirmer que les faibles quan­tités détec­tées de clos­tébol chez Jannik Sinner sont dues à un vrai dopage ou à une conta­mi­na­tion involontaire »

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Médecin du sport fran­çais et grand spécia­liste du dopage dans les pratiques de haut niveau et notam­ment dans le tennis, Jean‐Pierre De Mondenars, qui a déjà pointe plusieurs irré­gu­la­rités dans l’af­faire Jannik Sinner, en a remis une couche sur son compte Twitter.

En plus de dénoncer l’ac­cord conclu entre l’AMA et le numéro 1 mondial, le docteur trico­lore estime fina­le­ment que l’agence n’est pas assez quali­fiée et compé­tente pour assurer à 100% les conclu­sions de l’enquête. 

« L’affaire Jannik Sinner n’en finit pas de livrer ses pactes entre amis. L’avocat révèle que c’est l’AMA qui a pris contact avec le staff propo­sant un deal à la baisse. Alors que l’Agence deman­dait de 1 à 2 ans de suspen­sion, elle lui propose au final 3 mois. Pourquoi ce revi­re­ment ? L« AMA et Sinner crai­gnaient de passer devant le TAS qui, pour un cas iden­tique, avait sanc­tionné de 4 ans le tennisman italien Stefano Battaglino qui avait invoqué un massage à la crème Trofodermin lors d’un tournoi en sept. 2022. L’AMA a pensé que si Sinner était disculpé par le TAS, c’était la honte assurée renfor­çant la volonté des USA de vouloir phago­cyter l’Agence. Du côté du n° 1, c’était le risque de prendre 4 ans et une pancarte à vie de dopé. L’AMA et ses labos ne peuvent affirmer que les faibles quan­tités détec­tées de clos­tébol admi­nis­trées par voie cutanée sont dues à un vrai dopage ou à 1 conta­mi­na­tion invo­lon­taire. L’AMA n’a jamais fait d’études bien que les cas depuis 20 ans se multi­plient en Italie. In fine l’AMA n’a aucune légi­ti­mité pour diriger la lutte anti­do­page mondiale. Alors que le dopage ce ne sont que des médocs connus des toubibs, les patrons de l’Agence sont exclu­si­ve­ment des juristes et des avocats. Qui le dénonce mis à part les USA et l’Allemagne ? »

A propos de l’auteur

Thomas S

Préférant sacri­fier des après‐midis dehors avec les copains pour suivre Roland‐Garros à la TV, Thomas a toujours eu le désir de vivre de sa passion. C’est par l’écri­ture et le jour­na­lisme qu’il concré­tise son rêve en inté­grant la rédac­tion de We Love Tennis en avril 2017 en tant que pigiste, avant de devenir rédac­teur en chef en août 2021. Une aven­ture vouée à se pour­suivre aussi long­temps que possible.