Draper inquiète sérieu­se­ment : « Je ne sais pas ce qui se passe mais ce n’est pas bon signe… »

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Six mois après son dernier match offi­ciel disputé à l’US Open, Jack Draper, victime d’une impor­tante bles­sure au niveau du poignet, a effectué son retour la semaine dernière à l’occasion de la rencontre de Coupe Davis entre la Grand‐Bretagne et la Norvège.

Facile tombeur de Viktor Durasovic (6−2, 6–2), le 13e joueur mondial s’est pour­tant retiré de l’ATP 500 de Rotterdam. 

Draper, qui n’a pas encore expliqué cette déci­sion assez inquié­tante, repousse encore son retour sur le circuit. Il reste pour le moment inscrit sur l’ATP 500 de Dubai du 23 au 28 février mais inquiète les obser­va­teurs, et notam­ment l’ex‐21e mondial Steve Johnson, dont les propos dans le podcast « Nothing Major » sont relayés par Tennis365.

« Tout le monde était heureux de voir Jack Draper de retour. Il n’a pas perdu le rythme, ce qui est très impres­sion­nant compte tenu du peu de tennis qu’il a joué. Il n’a pas disputé de match depuis l’US Open l’année dernière, ce qui n’est pas facile à faire. Nous avons tous pris du temps libre, et il n’est pas facile de revenir en pleine forme, ce qu’il a fait. Il a joué en moins d’une heure, battant Durasovic deux et deux. La Grande‐Bretagne remporte la victoire, mais malheu­reu­se­ment, deux jours plus tard, il se retire de Rotterdam, ce qui n’est pas bon signe pour Jack Draper et l’avenir de son tennis, car il n’a pas joué de match depuis des mois. Il revient et joue moins d’une heure, son corps semble en très bonne forme et très vif pour quel­qu’un qui n’a pas beau­coup joué, puis il se retire de Rotterdam avant le début du tournoi. Je ne sais pas ce qui se passe, mais nous avons besoin qu’il reste en bonne santé. Il apporte telle­ment au jeu lors­qu’il est sur le court : il est cham­pion du Masters 1000, il peut atteindre le plus haut niveau. »

A propos de l’auteur

Baptiste Mulatier

Accro au sport depuis toujours, Baptiste Mulatier s’est natu­rel­le­ment tourné vers le jour­na­lisme pour raconter les histoires qui le font vibrer. Au fil de sa forma­tion, il a colla­boré avec plusieurs médias, parmi lesquels Le 10 Sport, La Provence, Sport Buzz Business ou encore Foot01, avant de rejoindre We Love Tennis en 2020. Cette même année, il couvre son premier Roland‐Garros, une édition très parti­cu­lière disputée à l’automne en raison de la pandémie. Une expé­rience fonda­trice, point de départ d’une belle aven­ture qui se pour­suit désor­mais depuis six ans.