El Aynaoui (ex‐14e mondial) charge Djokovic : « Le vrai cham­pion se voit dans la défaite. Nadal et Federer l’ont toujours mieux acceptée et pour moi, ce n’est pas qu’une ques­tion de palmarès, c’est aussi une ques­tion de personne »

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Présent à Valence pour un Challenger sur terre battue la semaine dernière où Hugo Gaston, qu’il entraîne depuis avril dernier, s’est incliné en quarts de finale contre Albert Ramos‐Vinolas, l’ex‐14e mondial Younès El Aynaoui a répondu aux ques­tions du média espa­gnol Punto de Break notam­ment sur le fameux débat du GOAT. Et malgré les chiffres, il relègue Novak Djokovic derrière Rafael Nadal et Roger Federer. 

« Sur le papier, Novak fait une diffé­rence de plus en plus grande, il ne cesse d’ajouter des titres. Mais il faut aussi évaluer le compor­te­ment et la personne. En ce sens, pour moi, Rafa et Roger sont au‐dessus. C’est une opinion person­nelle (…) Nous ne rever­rons proba­ble­ment jamais des joueurs comme Roger et Rafa. Il y a quelque chose de plus derrière les chiffres, vous pouvez le voir dans les moments diffi­ciles de la vie, dans la façon dont vous vous comportez. Quand vous gagnez, c’est très facile, tout le monde est avec vous, mais le vrai cham­pion se voit dans la défaite. Rafa et Roger ont toujours mieux accepté la défaite que Novak, c’est peut‐être pour cela qu’il a gagné plus qu’eux. Mais ce n’est pas qu’une ques­tion de palmarès, c’est aussi une ques­tion de personne. »

A propos de l’auteur

Baptiste Mulatier

Accro au sport depuis toujours, Baptiste Mulatier s’est natu­rel­le­ment tourné vers le jour­na­lisme pour raconter les histoires qui le font vibrer. Au fil de sa forma­tion, il a colla­boré avec plusieurs médias, parmi lesquels Le 10 Sport, La Provence, Sport Buzz Business ou encore Foot01, avant de rejoindre We Love Tennis en 2020. Cette même année, il couvre son premier Roland‐Garros, une édition très parti­cu­lière disputée à l’automne en raison de la pandémie. Une expé­rience fonda­trice, point de départ d’une belle aven­ture qui se pour­suit désor­mais depuis six ans.