Federer : « Ça me frus­trait quand les gens disaient : ‘Il a à peine trans­piré !’ ou ‘Est‐ce qu’il essaie au moins ?’ La vérité, c’est que pour donner l’im­pres­sion que c’était facile, j’ai travaillé très dur »

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Lors de son tout récent discours prononcé devant les étudiants diplômés de l’uni­ver­sité de Dartmouth, dans le New Hampshire aux Etats‐Unis, Roger Federer a tenu à mettre les choses au clair sur les efforts fournis au cours de sa carrière. Un extrait rapporté par L’Equipe :

« Le ‘sans effort’ est un mythe. Je le pense vrai­ment. Je le dis en tant que personne qui a souvent entendu ce mot. Les gens disaient que mon jeu était sans effort. La plupart du temps, c’était un compli­ment. Mais ça me frus­trait quand ils disaient : ‘Il a à peine trans­piré !’ ou  »Est‐ce qu’il essaie au moins ? » La vérité, c’est que j’ai dû travailler très dur pour donner l’im­pres­sion que c’était facile. J’ai passé des années à me plaindre, à jurer, à jeter ma raquette avant d’ap­prendre à garder mon sang‐froid. Le déclic a eu lieu au début de ma carrière, lors­qu’un adver­saire de l’Open d’Italie a publi­que­ment remis en ques­tion ma disci­pline mentale. Il a dit : ‘Roger sera le favori pendant les deux premières heures, puis je serai le favori après.’ J’ai d’abord été perplexe. Mais j’ai fini par comprendre ce qu’il voulait dire. »

A propos de l’auteur

Baptiste Mulatier

Accro au sport depuis toujours, Baptiste Mulatier s’est natu­rel­le­ment tourné vers le jour­na­lisme pour raconter les histoires qui le font vibrer. Au fil de sa forma­tion, il a colla­boré avec plusieurs médias, parmi lesquels Le 10 Sport, La Provence, Sport Buzz Business ou encore Foot01, avant de rejoindre We Love Tennis en 2020. Cette même année, il couvre son premier Roland‐Garros, une édition très parti­cu­lière disputée à l’automne en raison de la pandémie. Une expé­rience fonda­trice, point de départ d’une belle aven­ture qui se pour­suit désor­mais depuis six ans.