Federer : « Je me souviens très bien avoir vu Murray dans les vestiaires à l’Open d’Australie 2019. Il avait dit : ‘Je suis peut‐être fini’. On nous a même demandé de faire des vidéos d’adieu. Alors je suis allé le voir… »

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En pleine tournée des médias, Roger Federer a livré une inter­view parti­cu­liè­re­ment inté­res­sante à un jour­na­liste du New‐York Times qu’il connaît très bien, Christopher Clarey. Après avoir parlé du moment où il a tenu la main de Rafael Nadal et évoqué avec humour des condi­tions dans lesquelles il a pris sa retraite, il a avoué sa satis­fac­tion d’être le premier membre du Big 4 à mettre un terme à sa carrière, en révé­lant une anec­dote sur Andy Murray. 

« J’ai eu peur avec Murray. Je me souviens très bien de l’avoir vu dans les vestiaires en Australie en 2019 après son match contre Bautista Agut. Je me souviens qu’il avait dit : « Je suis peut‐être fini ». On nous a demandé de faire des vidéos d’adieu. Alors je suis allé le voir et je lui ai demandé : « Est‐ce que tu vas vrai­ment arrêter ? ». Et je me souviens qu’il m’a dit, « Eh bien, avec cette hanche, je ne peux plus jouer. » Donc, il savait qu’il était à un énorme carre­four dans sa vie. Mais oui, je suis content d’être le premier, parce que je suis aussi censé être le premier. Donc, c’est pour ça que ça fait du bien. Et j’es­père qu’ils pour­ront tous jouer aussi long­temps que possible et presser le citron. Je leur souhaite vrai­ment le meilleur », a raconté l’homme aux 20 titres du Grand Chelem. 

A propos de l’auteur

Baptiste Mulatier

Accro au sport depuis toujours, Baptiste Mulatier s’est natu­rel­le­ment tourné vers le jour­na­lisme pour raconter les histoires qui le font vibrer. Au fil de sa forma­tion, il a colla­boré avec plusieurs médias, parmi lesquels Le 10 Sport, La Provence, Sport Buzz Business ou encore Foot01, avant de rejoindre We Love Tennis en 2020. Cette même année, il couvre son premier Roland‐Garros, une édition très parti­cu­lière disputée à l’automne en raison de la pandémie. Une expé­rience fonda­trice, point de départ d’une belle aven­ture qui se pour­suit désor­mais depuis six ans.