A Dubaï où il effectue sa préparation, Roger Federer a reçu des journalistes suisses pour un entretien. Dans les colonnes de SonntagsZeitung, le Suisse aborde la question du temps qui passe : « Habituellement, on me demande combien de temps je vais encore jouer. Je ne le sais pas. Je suis moi‐même curieux. Ce que je sais, c’est que les 20, 25 dernières années sont passées tellement vite… Quand j’avais 14 ans, j’étais à l’Orange Bowl. C’était cette semaine et le fils de Tony (Godsick, son agent) disputait le tournoi. Alors cela m’a fait repenser à cette époque, quand j’avais 14 ans. Je suis assis ici, j’ai 38 ans et je me dis : est‐ce que c’est déjà fini ? Si c’est déjà le cas, alors c’est allé très vite. Mais c’est beau et rassurant car quand le temps passe vite, cela veut dire qu’on a pris du plaisir. Ce fut le cas pour moi. J’ai passé de merveilleuses années sur le circuit. Et j’en vivrai encore de très belles après ma carrière. Mais je sais déjà que cette vie, la famille du tennis me manqueront. Alors c’est pour ça que j’en profite à fond. »
« J’ai 38 ans et je me dis : est‐ce que c’est déjà fini ? Si c’est déjà le cas, alors c’est allé très vite. Mais c’est beau et rassurant car quand le temps passe vite, cela veut dire qu’on a pris du plaisir. Ce fut le cas pour moi. »
Le numéro 3 mondial poursuit en expliquant qu’il ne veut pas fuir les pensées qui concernant la retraite : « Je ne veux pas repousser les pensées de la fin. Elles en font partie, elles sont réelles. Je ressens de la gratitude pour ce que j’ai pu vivre et elles peuvent aussi être une source de motivation pour m’encourager à réfléchir à ce que je peux faire différemment pour rester plus longtemps sur le circuit. C’est important de gérer ses peurs, de connaître ses forces et faiblesses. C’est également important d’avoir une bonne confiance en soi mais il faut être capable d’avoir un regard juste sur soi‐même en tant que personne et joueur. »
Publié le dimanche 22 décembre 2019 à 13:46



