Federer sur un joueur du top 20 : « Je me suis entraîné avec lui pour m’as­surer qu’il soit prêt ! »

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Depuis l’US Open, où il a parti­cipé à une exhi­bi­tion sept ans après son dernier match offi­ciel à Flushing Meadows, Roger Federer a répondu à tout un tas des ques­tions des journalistes. 

Après avoir estimé les chances de titre de Novak Djokovic, évoqué le retour de bles­sure de Carlos Alcaraz ou encore désigné le joueur actuel qu’il aime­rait affronter, le Suisse a été inter­rogé sur la dispa­ri­tion progres­sive du revers à une main au plus haut niveau. 

« C’est pour ça que je me suis entraîné avec Musetti, pour m’as­surer qu’il soit prêt (rires). J’adore voir les joueurs avec un revers à une main bien réussir. Quand je gran­dis­sais, je dirais que 90 % de mes entraî­neurs avaient un revers à une main. Je pense que quand ton entraî­neur joue à une main, il est très probable que toi aussi, tu finisses par jouer à une main. Aujourd’hui, proba­ble­ment, la majo­rité des entraî­neurs jouent à deux mains et c’est simple­ment plus facile d’ap­prendre à un enfant à frapper le revers à deux mains. Ensuite, tu ajoutes la tech­no­logie des raquettes et des cordages, peut‐être la lenteur des balles et des courts, et le fait qu’on travaille moins les tran­si­tions et les volées. Avant, je faisais peut‐être 50 % de volées et de jeu au filet et 50 % de fond de court. Maintenant, c’est prati­que­ment 90–10. Le revers à deux mains te permet de défendre d’une manière incroyable, surtout avec la posi­tion ouverte et le glis­se­ment, comme on l’a vu faire à Rafa et Novak. Avant, on pensait que le revers à deux mains te lais­sait plus exposé de ce côté‐là, mais ça ne semble plus être le cas. Je pense que l’ac­cu­mu­la­tion de tous ces facteurs a fait qu’on voit beau­coup plus de joueurs avec des revers à deux mains. C’est simple­ment un coup plus facile à apprendre quand on est jeune. Mais j’es­père toujours que ce ne soit pas la fin de ce coup »

A propos de l’auteur

Baptiste Mulatier

Accro au sport depuis toujours, Baptiste Mulatier s’est natu­rel­le­ment tourné vers le jour­na­lisme pour raconter les histoires qui le font vibrer. Au fil de sa forma­tion, il a colla­boré avec plusieurs médias, parmi lesquels Le 10 Sport, La Provence, Sport Buzz Business ou encore Foot01, avant de rejoindre We Love Tennis en 2020. Cette même année, il couvre son premier Roland‐Garros, une édition très parti­cu­lière disputée à l’automne en raison de la pandémie. Une expé­rience fonda­trice, point de départ d’une belle aven­ture qui se pour­suit désor­mais depuis six ans.