Federer : « Tout le monde utilise le mot ‘GOAT’, ‘GOAT’, ‘GOAT’, ‘GOAT’… Je me dis : ‘Allons, il ne peut pas y en avoir autant. En Suisse, nous avons beau­coup de ‘goat’, mais elles sont dans les champs »

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Depuis Londres où il va disputer à l’oc­ca­sion de la cinquième édition de sa Laver Cup la dernière compé­ti­tion de sa carrière (du 23 au 25 septembre), Roger Federer continue sa tournée des médias. Interrogé par l’Associated Press sur la fameuse ques­tion du GOAT (grea­test of all time, le plus grand de tous les temps), qui tiraille les fans de tennis, souvent partagés entre Roger Federer, Rafael Nadal et Novak Djokovic, le Suisse a livré une réponse très juste et même amusante. 

« Les gens aiment toujours se comparer. Je le vois tous les jours avec mes jumeaux. Sans le vouloir, on les compare. Nous ne devrions pas, jamais. Naturellement, nous faisons la même chose dans le tennis. (…) J’ai ma propre carrière, je suis mon propre joueur, qui avait besoin de défis. Eux aussi avaient besoin d’un chal­lenger comme moi. Comment pouvez‐vous comparer ? Qu’est‐ce qui est le mieux ? Gagner quand on est vieux ou quand on est jeune ? Je n’en ai aucune idée, vous savez. C’est mieux de gagner sur la terre battue ou sur le gazon ? Je ne sais pas. Est‐il préfé­rable d’avoir des années super domi­nantes ou de revenir d’une bles­sure ? Je ne sais pas. Qui est le plus grand ? (une ques­tion diffi­cile dans d’autres sports égale­ment comme le basket, ndlr). Probablement Michael Jordan. Mais ne serait‐ce pas LeBron ? Certaines statis­tiques le disent. Je pense que c’est un phéno­mène des réseaux sociaux. Tout le monde utilise le mot ‘GOAT’, ‘GOAT’, ‘GOAT’, ‘GOAT’, ‘GOAT’, ‘GOAT’. Je me dis : ‘Allons, il ne peut pas y avoir autant de ‘GOAT’. En Suisse, nous avons beau­coup de ‘goat’ (de chèvres, ndlr), mais elles sont dans les champs », a fini par ironiser Federer. 

A propos de l’auteur

Baptiste Mulatier

Accro au sport depuis toujours, Baptiste Mulatier s’est natu­rel­le­ment tourné vers le jour­na­lisme pour raconter les histoires qui le font vibrer. Au fil de sa forma­tion, il a colla­boré avec plusieurs médias, parmi lesquels Le 10 Sport, La Provence, Sport Buzz Business ou encore Foot01, avant de rejoindre We Love Tennis en 2020. Cette même année, il couvre son premier Roland‐Garros, une édition très parti­cu­lière disputée à l’automne en raison de la pandémie. Une expé­rience fonda­trice, point de départ d’une belle aven­ture qui se pour­suit désor­mais depuis six ans.