Vainqueur de Rafael Nadal en quarts de finale à Monte Carlo, David Ferrer est revenu sur ce succès avec beaucoup de calme et de retenue. Loin de s’emballer, l’Espagnol affirme que ce match n’était « qu’un quart de finale ». Interview.
Quelle place occupe cette victoire dans le classement de vos plus grands accomplissements en carrière ?
C’est normal (sic). C’est un quart de finale. Toutes les finales sont plus importantes que ce match. Malgré tout, ça reste une victoire importante parce qu’elle me qualifie pour une demi‐finale de Master 1000. Mais bon, c’est clair que ce n’est pas le match le plus important de ma carrière.
C’est tout de même spécial de battre Rafa non ?
Spécial non. Mais c’est vrai que la dernière fois que j’ai battu Rafa sur terre battue, c’était il y a 10 ans. J’ai donc dû attendre 10 ans pour le battre à nouveau sur cette surface ! (Rires) Mais il ne faut pas en faire trop, même si je suis content parce que je suis en demi‐finales et que je joue très bien. C’est peut‐être d’ailleurs ma meilleure semaine de l’année 2014.
Quelle a été la clé du match ?
Le premier set, évidemment. C’était très serré, il y avait de longs rallies. J’ai utilisé une très bonne tactique en jouant sur son revers avec mon coup droit. Et dans les moments importants, j’ai fait de bons points gagnants en changeant la direction de mes frappes, c’est‐à‐dire en allant sur son coup droit.
Nadal a dit qu’il n’avait pas réussi à trouver de l’intensité. Avez‐vous eu le sentiment de votre côté qu’il n’était pas à son meilleur niveau ?
Je ne sais pas. Pour moi en tout cas, c’était un match vraiment difficile. J’ai dû être très constant tout au long du match pour arriver à le battre.
Vous semblez vraiment en contrôle maintenant, peut‐être parce que vous avez un nouveau match demain. Mais dans les vestiaires, vous avez sauté de joie non ?
Non, je suis okay. Je suis en demi‐finales. Je ne viens pas de gagner un Grand Chelem. Bien sûr que je suis content. Mais encore une fois, ce n’était qu’un quart de finale. Après, si je gagne Monte Carlo, bien sûr que je m’allongerai sur le sol (rires) !
Publié le vendredi 18 avril 2014 à 17:24



