Ferrero, coach d’Alcaraz : « Je me souviens d’un jour, quand il avait 15 ans, où on s’en­traî­nait avec Thiem à Rio. Le jeu allait beau­coup plus vite que d’habitude mais Carlos s’est adapté sans délais et s’est hissé à son rythme, c’était spec­ta­cu­laire à voir »

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Au cours d’une inter­view accordée à Tennis Majors, Juan Carlos Ferrero a parlé en longueur de son cham­pion, Carlos Alcaraz. En plus d’avoir évoqué les compa­rai­sons avec Rafael Nadal et la défaite face à ce dernier à Indian Wells en 2022, l’en­traî­neur espa­gnol a raconté une anec­dote qui remonte à plusieurs années lorsque le jeune Alcaraz avait pu taper la balle avec Dominic Thiem, alors au sommet de son art. 

« Ce que je peux dire, c’est que dès que j’ai vu Carlos jouer, j’ai compris sur quel aspect il méri­tait d’être modelé mais aussi que cela allait être mani­fes­te­ment possible. Il est très diffi­cile de trouver un joueur capable d’avoir plusieurs options tactiques et de les appli­quer sans diffi­culté. Par exemple, pour battre Daniil Medvedev en finale à Indian Wells, on avait mis en place un plan de jeu qui n’est pas celui de Carlos habi­tuel­le­ment. Pas trop éloigné non plus mais pas le même. Exécuter ce plan ne lui a pas posé de problème et il a gagné. Je me souviens d’un jour, quand il avait 15 ans, où on s’entraînait avec Dominic Thiem à Rio. Avec Thiem, le jeu allait beau­coup plus vite que d’habitude. Eh bien Carlos s’est adapté sans délais et s’est hissé à ce rythme‐là. Je sentais qu’il avait ce genre de chose en lui, mais c’était spec­ta­cu­laire à voir. Très peu de joueurs sont capables de ça », s’est souvenu le lauréat de Roland‐Garros 2003. 

A propos de l’auteur

Baptiste Mulatier

Accro au sport depuis toujours, Baptiste Mulatier s’est natu­rel­le­ment tourné vers le jour­na­lisme pour raconter les histoires qui le font vibrer. Au fil de sa forma­tion, il a colla­boré avec plusieurs médias, parmi lesquels Le 10 Sport, La Provence, Sport Buzz Business ou encore Foot01, avant de rejoindre We Love Tennis en 2020. Cette même année, il couvre son premier Roland‐Garros, une édition très parti­cu­lière disputée à l’automne en raison de la pandémie. Une expé­rience fonda­trice, point de départ d’une belle aven­ture qui se pour­suit désor­mais depuis six ans.