Florent Serra : « Il faut avoir une grosse estime de soi, un ego très fort, une envie de marcher sur l’adversaire pour gagner des gros titres »

312

Interrogé par Tennis Break News à propos de la santé mentale suite à l’ex­cellent docu­men­taire Netflix sur Mardy Fish (Untold : Breaking Point) l’an­cien 36e mondial, Florent Serra, a évoqué le stress qu’il pouvait ressentir pendant ses matchs. 

« Le stress se mani­fes­tait de diverses manières. Je faisais des crises d’urticaires entre 2004 et 2008. Parfois, je me réveillais avec un œil gonflé, je ne savais pas pour­quoi. C’était épiso­dique et je n’ai jamais su pour­quoi j’avais cela. J’avais égale­ment tendance à être nerveux avant ou pendant les grands évène­ments, je pouvais avoir peur de ne pas être à la hauteur, je pouvais être timoré contre des joueurs très bien classés. Je n’avais peut‐être pas assez confiance en mes capa­cités, il y avait sans doute un complexe d’infériorité. Beaucoup de choses sur le plan mental sont condi­tion­nées par la manière dont on a été éduqué.  Moi, j’ai été élevé dans la culture de l’humilité et la discré­tion, je pense que cela a joué dans ma manière de jouer à certains moments. Il faut avoir une grosse estime de soi, un ego très fort, une envie de marcher sur l’adversaire pour gagner des gros titres. »

A propos de l’auteur

Thomas S

Préférant sacri­fier des après‐midis dehors avec les copains pour suivre Roland‐Garros à la TV, Thomas a toujours eu le désir de vivre de sa passion. C’est par l’écri­ture et le jour­na­lisme qu’il concré­tise son rêve en inté­grant la rédac­tion de We Love Tennis en avril 2017 en tant que pigiste, avant de devenir rédac­teur en chef en août 2021. Une aven­ture vouée à se pour­suivre aussi long­temps que possible.