Gabriel Debru (se parlant à lui‐même sur son banc) : « J’ai une volée en bois. Bien évidem­ment que je suis nul au filet. J’ai envie de casser les six raquettes que j’ai dans mon sac, les briser une par une »

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Le tennis est un sport qui rend fou.

Et ce n’est pas Gabriel Debru qui dira le contraire alors que le jeune trico­lore a été filmé et entendu en train de se parler à lui‐même ce jeudi lors d’un chan­ge­ment de côté au cours de son match perdu en huitièmes de finale du Challenger de Szczecin, en Pologne. 

Battu 3–6, 7–5, 4–6 après une grosse bataille de 3h jeu face au Coréen Gerard Campana Lee, l’ac­tuel 276e mondial, auteur d’un très bel été avec deux titres en Future et un en Challenger, n’a pas été tendre avec lui‐même. 

« On me dit d’aller au filet mais ça sert à quoi ? J’ai une volée en bois. Trois points perdus de suite. Bien évidem­ment que je suis nul au filet. Pourquoi t’y vas ? Reste du fond ! Fais ce que tu sais faire, sérieux ! […] Sérieux, des occa­sions de double break, c’est drama­tique, c’est drama­tique. Je suis censé être frais menta­le­ment, j’ai envie de tout casser, les six raquettes que j’ai dans mon sac, les briser une par une. Une par une. »

A propos de l’auteur

Thomas S

Préférant sacri­fier des après‐midis dehors avec les copains pour suivre Roland‐Garros à la TV, Thomas a toujours eu le désir de vivre de sa passion. C’est par l’écri­ture et le jour­na­lisme qu’il concré­tise son rêve en inté­grant la rédac­tion de We Love Tennis en avril 2017 en tant que pigiste, avant de devenir rédac­teur en chef en août 2021. Une aven­ture vouée à se pour­suivre aussi long­temps que possible.