Gabriel Jaramillo sur l’uni­for­mi­sa­tion des surfaces : « Ils savaient que si le court était trop rapide, Nadal n’irait pas loin et que si le court était trop lent, Federer tombe­rait à l’eau »

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TENNIS : Roland Garros 2019 -

Entraîneur de renom de l’aca­démie de Nick Bolletieri, à Bradenton, où il a entraîné certains des plus grands cham­pions de ce sport comme Agassi, Sharapova, Courier, Becker, Seles, Kournikova, Haas, Nishikori, Sampras ou Rios, Gabriel Jaramillo a donné une superbe inter­view à nos confrères espa­gnols de Puntodebreak.

Interrogé sur l’uni­for­mi­sa­tion des surfaces apparue au milieu des années 2000, le coach colom­bien a une idée bien précise du but de la « manœuvre ». 

« À cette époque, Federer, Nadal et Djokovic jouaient très bien. Je pense que l’in­ten­tion de ce chan­ge­ment de surface était que les trois puissent s’af­fronter chaque semaine, car ils avaient la plus grande audience. Les tour­nois ont été faits exprès pour cela. Ils savaient que si le court était trop rapide, Nadal n’irait peut‐être pas aussi loin ; et que si le court était trop lent, Federer tombe­rait à l’eau. L’idée était qu’ils puissent toujours s’af­fronter, c’était le seul moyen de garder les gens scot­chés devant la télévision. »

A propos de l’auteur

Thomas S

Préférant sacri­fier des après‐midis dehors avec les copains pour suivre Roland‐Garros à la TV, Thomas a toujours eu le désir de vivre de sa passion. C’est par l’écri­ture et le jour­na­lisme qu’il concré­tise son rêve en inté­grant la rédac­tion de We Love Tennis en avril 2017 en tant que pigiste, avant de devenir rédac­teur en chef en août 2021. Une aven­ture vouée à se pour­suivre aussi long­temps que possible.