Gasquet sur Federer : « Je te dis la vérité, quand je suis sorti du court après notre premier duel, que j’ai remporté, je ne me suis pas dit que j’avais joué un mec inima­gi­nable. Je ne me suis pas trouvé moins fort que lui »

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En pleine prépa­ra­tion de sa dernière saison sur le circuit, puisqu’il prendra sa retraite lors du prochain Roland‐Garros, Richard Gasquet a parti­cipé au podcast Court N1 de RMC dans lequel il s’est remé­moré quelques souve­nirs marquants de sa carrière, et notam­ment sa victoire contre Roger Federer en quarts de finale du Masters 1000 de Monte‐Carlo 2005. 

Si le Suisse comp­tait déjà quatre titres du Grand Chelem à son actif, le jeune « Ritchie » n’avait pas été impressionné.

« La première fois que j’ai affronté Federer, je l’ai battu : 6–7(1), 6–2, 7–6(8). J’ai trouvé qu’il était devenu beau­coup plus fort plus tard. Je te dis la vérité : quand je l’ai battu, je ne me suis pas dit que j’avais joué un mec inima­gi­nable. Quand je suis sorti du court, je me suis dit que je n’étais pas moins fort que lui. Et plus tard, il a été excep­tionnel lors de nombreux de nos duels. Il avait progressé. Pareil pour Djokovic et Nadal, leur force, c’est qu’ils ont progressé partout sur tous les courts. Federer n’avait plus le même revers. Mais la première fois que je l’ai joué, ce n’était pas du le même niveau », a estimé le Français qui a fina­le­ment perdu 19 fois en 21 matchs contre Roger Federer au cours de sa carrière.

A propos de l’auteur

Baptiste Mulatier

Accro au sport depuis toujours, Baptiste Mulatier s’est natu­rel­le­ment tourné vers le jour­na­lisme pour raconter les histoires qui le font vibrer. Au fil de sa forma­tion, il a colla­boré avec plusieurs médias, parmi lesquels Le 10 Sport, La Provence, Sport Buzz Business ou encore Foot01, avant de rejoindre We Love Tennis en 2020. Cette même année, il couvre son premier Roland‐Garros, une édition très parti­cu­lière disputée à l’automne en raison de la pandémie. Une expé­rience fonda­trice, point de départ d’une belle aven­ture qui se pour­suit désor­mais depuis six ans.