Henman cash sur Alcaraz et Sinner : « J’aimerais avoir tort, car je ne suis pas sûr que ce soit très attrayant pour les fans, mais je ne vois personne combler l’écart avec eux pour le moment »

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De passage dans le podcast de Greg Rusedski, dont les propos sont relayés par The Tennis Gazette, l’an­cien numéro 4 mondial Tim Henman s’est exprimé sur la domi­na­tion de Carlos Alcaraz et Jannik Sinner, vain­queurs à eux deux des neuf derniers tour­nois du Grand Chelem. 

Pour le Britannique, le tennis a besoin d’un troi­sième homme. Le problème, c’est qu’il ne voit personne capable d’en­dosser ce rôle à court terme. 

« Quelqu’un peut‐il combler l’écart ? Je ne vois pas vrai­ment qui pour le moment. L’année dernière à la même époque, c’était Jack Draper qui frap­pait à la porte. Zverev a été déce­vant en fin d’année dernière, mais il a joué du bon tennis. Il dispose de quelques armes comme son service. Mais je pense que son posi­tion­ne­ment sur le court est trop défensif. Je ne pense pas qu’on puisse battre Sinner ou Alcaraz depuis le fond du court. Ils sont trop athlé­tiques et leur frappe de balle est trop bonne, il faut donc apporter une autre dimen­sion. Qui possède cette dimen­sion ? La façon dont Djokovic a joué en Australie en demi‐finale était phéno­mé­nale, et je pense que personne ne s’y atten­dait. Mais la façon dont il a joué de manière si agres­sive, en frap­pant la balle le long de la ligne sans la rater, était très impres­sion­nante, même s’il n’a fina­le­ment pas pu main­tenir ce niveau. Je pense donc que la réponse longue à votre ques­tion est que je ne vois personne combler l’écart pour l’ins­tant, mais j’ai­me­rais avoir tort. J’adore Sinner et Alcaraz, ce sont d’ex­cel­lents joueurs et des gars formi­dables, mais s’ils jouent toutes les finales du Grand Chelem, je ne suis pas sûr que ce soit très attrayant. »

A propos de l’auteur

Baptiste Mulatier

Accro au sport depuis toujours, Baptiste Mulatier s’est natu­rel­le­ment tourné vers le jour­na­lisme pour raconter les histoires qui le font vibrer. Au fil de sa forma­tion, il a colla­boré avec plusieurs médias, parmi lesquels Le 10 Sport, La Provence, Sport Buzz Business ou encore Foot01, avant de rejoindre We Love Tennis en 2020. Cette même année, il couvre son premier Roland‐Garros, une édition très parti­cu­lière disputée à l’automne en raison de la pandémie. Une expé­rience fonda­trice, point de départ d’une belle aven­ture qui se pour­suit désor­mais depuis six ans.