Henman ne veut pas entendre parler du « coaching on court »

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La ques­tion du « coaching on court » est à nouveau au coeur de l’ac­tua­lité puisque l’ITF a décidé de l’ex­pé­ri­menter sur des tour­nois de jeunes et que l’US Open ainsi que l’Open d’Australie parlent réel­le­ment de faire des tests sur leur prochaine édition. Une déci­sion qui ne satis­fait pas, c’est le moins que l’on puisse dire, l’an­cien joueur britan­nique Tim Henman qui a décidé d’être le porte parole d’une contre offen­sive autour de ce sujet. D’ailleurs, il est déjà soutenu par un certains nombres de coachs comme Magnus Norman (voir ci‐desssous). 

Ce qu’ex­plique Tim Henman, c’est du bon sens. Selon lui, la beauté et la complexité du tennis sont aussi liées au fait de trouver des solu­tions par soi‐même. S’il parvient presque à comprendre l’idée marke­ting qui se cache derrière les inten­tions des orga­ni­sa­teurs de l’US Open et de l’Open d’Australie, il craint quand même que les parties soient trop inter­rom­pues et donc décou­sues. En revanche pour les juniors, la moutarde lui monte au nez comme l’on dit : « Vous déve­loppez des compé­tences de vie lorsque vous apprenez aux jeunes joueurs à être indé­pen­dants. De plus, il y a toutes sortes d’inégalités qui entrent en jeu lorsque certaines personnes peuvent se payer des entraî­neurs, alors que d’autres ne le peuvent pas. Des parents s’impliqueront et le résultat ne sera pas positif. »

Remonter contre l’ITF

Difficile de ne pas le suivre dans cette analyse. Tim Henman est d’ailleurs très remonté contre l’ITF : « L »ITF devrait être le gardien du sport, au lieu de prendre le risque de créer des mauvaises habi­tudes chez les jeunes avant même qu’ils ne soient des profes­sion­nels du circuit. » Comme Tim Henman est devenu membre du All England Club, on est sûr que dans les prochaines années quel que soit l’évo­lu­tion du « coaching on court », il n’y en aura pas à Wimbledon. C’est déjà ça.

A propos de l’auteur

Geroges Parlux

Journaliste / Rédacteur chez We Love Tennis.